- Non, la Gauche n’est pas bipolaire…
Il est communément admis de décrire la Gauche française comme irrémédiablement bipolaire. D’un côté, il y aurait une gauche, recoupant pour l’essentiel la parti socialiste et ses quelques affidés, qualifiée selon les points de vue plus ou moins critiques s’exprimant à son égard de responsable, gestionnaire ou sociale-libérale ; de l’autre côté, se trouverait une seconde gauche, constituée de diverses mouvances, se présentant comme résolument radicale, antilibérale et alternative, mais suspectée de fuir la responsabilité de l’exercice du pouvoir. Entre les deux, le désert, ou presque rien de notable. Cet axiome des deux gauches antagonistes ne rend compte que très imparfaitement de la réalité : il s’agit plus précisément d’un raccourci abusif et erroné. L’entreprise de recomposition de la gauche que tous ou presque appellent de leurs vœux avec une belle unanimité doit impérativement se démarquer d’un schéma aussi simplificateur en intégrant une perception plus élaborée des différentes forces agissant à gauche. Les situations de bipolarisation sont rarement pertinentes en matière politique, et ce à tout point vue.
- Une autre gauche existe et doit compter
Il est absolument nécessaire d’ajouter sur l’échiquier une autre tendance, celle de gauche républicaine et sociale, trop souvent oubliée par les commentateurs. Cette mouvance possède pourtant une identité et une singularité clairement affirmées ; elle porte un message extrêmement cohérent à la fois par le contenu et la constance avec laquelle elle a en toute occasion cherché à le diffuser. Elle se caractérise notamment par des idées et une stratégie qui ont fait défaut à l’ensemble des candidats de gauche (et pas seulement ceux du parti socialiste) lors des trois dernières élections présidentielles, ces dernières se soldant de facto par des échecs significatifs.
Pour ce qui est des idées, la visée consiste à articuler au mieux les forces propulsives d’une exigence républicaine réaffirmée et d’une ambition de transformation sociale maintenue. Ces formules ne sont aucunement des coquilles vides, ou au mieux de simples slogans mobilisateurs, mais retranscrivent vraiment des réalités proches des préoccupations quotidiennes. Dès lors qu’on veuille se donner la peine de les situer avec précision dans le champ politique, leur nature profonde se laisse facilement appréhendée.
Exigence républicaine sur laquelle la gauche radicale et contestataire n’est pas toujours au clair (ainsi sur des valeurs fondamentales comme la laïcité, sur l’équilibre des droits et des devoirs, sur la nécessité ou les modalités de la régulation, sur la conception de l’Ecole ou de l’intérêt général, etc..). Ambition de transformation sociale au sujet de laquelle la gauche gestionnaire a plutôt capitulé, s’accommodant d’une mondialisation néolibérale, affectant de croire que la distinction entre économie de marché et société de marché puisse se révéler pertinente, optant en conscience pour une simple alternance au détriment d’une nécessaire alternative forcément plus difficile à construire. Pour la première, une conversion républicaine s’impose nettement, tandis que pour la seconde un ressourcement idéologique semble indispensable.
En ce qui concerne la stratégie à adopter, aucune confusion n’est possible : les alliances doivent se faire à gauche dans une perspective unitaire, sans a priori rédhibitoire ou exclusive malvenue. Il convient de récuser dès à présent et sans ambiguïté toutes les tentations d’inspiration anglo-saxonne, démocrate à l’américaine ou blairiste, dont les appels du pied répétés au Modem sont une déclinaison hexagonale. Force est de constater qu’à l’heure actuelle les envies de glissement vers le centre, ce qui signifie vers sa droite jusqu’à preuve du contraire, se font de plus en plus insistantes parmi la gauche (sans parler de l’ouverture sarkozyste qui n’est en réalité qu’un mélange hétéroclite de débauchage et d’opportuniste en tout genre). Elles procèdent en fin de compte d’une double mécanique biaisée. Elles sont susceptibles de témoigner d’un renoncement sur le fond programmatique que d’autres n’hésitent pas à nommer droitisation. Il peut éventuellement s’agir de mauvais calculs purement politiciens : plutôt que de croire ramener à soi des électeurs par d’improbables et illusoires alliances, il serait plus utile de mettre son activité militante au service de la reconquête de cet électorat en proposant un authentique projet progressiste conforme à l’idéal de gauche.
Le rôle dévolu à cette mouvance de gauche républicaine et sociale est celui de l’indispensable trait d’union entre toutes les forces de gauche intéressées par un projet collectif d’envergure. Car le but est bien d’opérer au plus large rassemblement qui puisse être, à la seule réserve de ne pas altérer la cohérence de l’ensemble. Cette réserve ne peut cependant être assimilée à une clause qui légitimerait une vision restrictive de l’union à réaliser. A cet égard, il convient de déplorer le caractère suicidaire de certaines forces de gauche radicale qui n’imaginent s’allier en dernière extrémité qu’avec des partenaires dignes de confiance, c’est-à-dire aussi purs qu’eux (autrement dit avec presque personne, puisque dans cette logique toute différence est perçue comme une altération de la dite pureté vu que les critères sont édictés à l’aune de … soi !). La gauche républicaine et sociale peut jouer avec diligence et efficacité le rôle de médiation entre ces deux autres gauches qui ont tendance à se regarder en chiens de faïence.
- Une gauche républicaine et sociale morcelée
Reste à identifier les éléments de cette gauche républicaine et sociale. Tâche pas forcément aisée, mais à laquelle il faudra s’atteler au plus tôt si l’on veut lui octroyer le rôle qui doit être le sien dans l’intérêt et la viabilité du processus de recomposition de la gauche. Il faut dire qu’elle est extrêmement divisée, voire atomisée.
Elle se compose de petits partis politiques ainsi que de courants minoritaires à l’intérieur d’autres formations politiques. Avant 2002, elle fut principalement incarnée par la personnalité vigilante et exigeante de Jean-Pierre Chevènement (dont l’ancien CERES servit de trait d’union au programme commun dans les années 1970, préalable indispensable à la victoire de 1981).
Aujourd’hui, il subsiste encore comme parti pouvant se réclamer dans sa totalité de cette tendance le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) placé sous le patronage de Chevènement et dirigé par Georges Sarre, ainsi que le MARS-Gauche République, (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale – Gauche Républicaine), scission pour partie du MRC, et dont les leaders se nomment Eric Coquerel et Pierre Carassus.
Au sein du PS, ces idées reprennent une certaine vigueur après que certains les eussent volontiers remisées au rayon des antiquités en instruisant leur procès en ringardise. Des personnalités comme Henri Emmanuelli, Marc Dolez, Gérard Filoche, Benoît Hamon pour ne citer que quelques exemples ont favorisé, chacune à leur manière, leur expression et leur diffusion. A l’heure actuelle le héraut au sein du parti socialiste en est sans discussion possible Jean-Luc Mélenchon, notamment au travers de l’association au nom évocateur de PRS (Pour la République Sociale).
Le Parti Communiste et le Ligue Communiste Révolutionnaire ne sont pas exemptes de ces problématiques. C’est ainsi que l’existence à l’intérieur du PC d’un nombre non négligeable de militants récusant à la foi le repli identitaire et la dépendance électoraliste à l’égard d’un parti hégémonique en constitue le témoignage irréfutable. Ces derniers peuvent appartenir à des structures plus ou moins organisées ou agir en électrons libres, se targuer d’une certaine antériorité dans la démarche (il en va de certains des rénovateurs) ou être des nouveaux venus dans la réflexion (cela semble le cas de certains membres de l’ancienne garde rapprochée de Marie-Georges Buffet au cours des dernières présidentielles).
La présence au sein de la LCR du courant « Unir » animé par Christian Picquet prouve si besoin en était que les lignes bougent et que l’espace politique des « républicains sociaux » n’est absolument pas réduit pour qui veut se donner la peine d’investir ces espaces et d’y militer avec ardeur. Le parti des travailleurs (PT) qui a soutenu Gérard Schivardi lors des élections présidentielles aime à se présenter comme celui « des seuls trotskystes républicains ». On voit que les signes d’espoir et les potentialités de développement ne manquent pas.
Mais la force d’avenir de la gauche républicaine et sociale réside certainement dans la floraison d’associations inspirées de ces idéaux. Prolifération s’expliquant sans doute par la culture politique de la mouvance : goût immodéré mais fort appréciable (en d’autres termes, irremplaçable) du débat de fond argumenté, propension à la division trop prononcée (une autre de ses caractéristiques est d’avoir eu souvent raison trop tôt, ce qui en politique représente malheureusement une faute tactique…). C’est assurément ici que se trouvent les think thanks les plus prometteurs pour l’avenir de la gauche. La liste est longue et ne saurait être exhaustive, entre associations thématiques (celles défendant avec conviction la laïcité sont très bien représentées) ou à visée généraliste, entre celles qui sont strictement indépendantes ou les autres gravitant autour d’une formation politique.
- Un rôle moteur enraciné dans l’Histoire
L’existence de cette gauche républicaine et sociale est certainement une spécificité française, même si, et cela peut apparaître un paradoxe, elle promeut des valeurs que l’on peut véritablement qualifier sans exagération d’universelles. Cette spécificité provient pour partie de l’histoire française. Les références idéologiques trouvent leurs sources dans deux moments cruciaux sur le chemin de la construction de la République. Rappelons qu’au cours du XIX° siècle et jusqu’à la veille de la première guerre mondiale, la France était le seul pays (à une exception près) à s’être doté d’un régime républicain, si bien que cette situation paraissait à nombre de contemporains comme une incongruité, voire franchement un scandale.
Un double héritage en constitue donc l’armature. Celui des acquis de la Révolution française au sein duquel on perçoit nettement l’influence des idées de la philosophie des Lumières. Mais aussi celui de l’ensemble des progrès résultant de plus d’un siècle de luttes sociales menées sous l’égide du mouvement ouvrier et socialiste. Ce sont ces deux fondements historiques qui dessinent les grands traits du programme que nous avons évoqué plus haut : la réaffirmation d’une exigence républicaine (l’enracinement de la République fut une lutte acharnée de tous les instants comme le montre les nombreux mouvements révolutionnaires du XIX° siècle ou l’affaire Dreyfus) et le maintien d’une ambition de transformation sociale (les conquêtes sociales ont pareillement résulté de courageux et difficiles combats, dont certains se sont terminés dans le sang à l’image de celui de Fourmies qui est commémoré d’une certaine manière le 1° mai).
Chaque fois que la gauche unie s’est retrouvée en situation d’accéder au pouvoir et en capacité de gouverner, le rôle de la mouvance de gauche républicaine et sociale fut déterminant. La vérification en est plutôt aisée, car les moments qui ont vu une majorité de gauche émerger clairement en France ne sont pas très nombreux. Il y en a en fait pas plus de trois.
La première fois que cette divine surprise (une bonne celle-ci…) se produisit, ce fut en 1936 avec l’arrivée au pouvoir du Front Populaire et de Léon Blum. En ce temps là, il faut dire que la SFIO était encore pleinement imprégnée de l’immense apport jaurésien, tant au niveau idéologique que dans le domaine stratégique. Jean Jaurès, l’homme de la synthèse (non émolliente celle là) entre la République et le socialisme, représente une source d’inspiration permanente pour les partisans de gauche républicaine et sociale.
Quelques décennies plus tard, le retour au pouvoir de la gauche, pour beaucoup jugé quasiment impensable dans les conditions définies par le cadre institutionnel de la V° République, ne pouvait passer que par l’union de la gauche. François Mitterrand le comprit fort bien et s’engagea sur la voie pourtant jonchée d’obstacles du Programme commun. Pour ce faire, le tout à la fois nouvel adhérent et premier secrétaire du nouveau parti socialiste du congrès d’Epinay décida de s’appuyer sur le CERES de Jean-Pierre Chevènement qui ne se contenta pas de faire l’appoint numérique pour imposer le choix de l’union à gauche à l’ensemble du parti socialiste. Il tint un rôle déterminant dans ce qu’il était coutume d’appeler la confrontation idéologique avec le partenaire communiste et la rédaction du contenu du programme commun.
Déjà, le CERES montrait fort opportunément que la gauche des années 1970 n’était pas de manière restrictive bipolaire, partagée entre les restes de l’ancienne de l’ancienne SFIO (qui avait alors cessée d’être jaurésienne) et un parti communiste victime (pas forcément à son corps défendant) de la logique de guerre froide. Sans cela il n’aurait été nullement question d’imaginer la victoire du 10 mai 1981.
Un schéma approchant eut lieu en 1997 qui conduisit au succès inattendu de la « gauche plurielle ». Le remède prescrit à la profonde crise dans laquelle la gauche végétait à l’issue de deux septennats fut divulgué lors du discours d’investiture prononcé par Lionel Jospin devant la représentation nationale : « faire en tous domaines retour à la République ». C’était effectivement un programme prometteur. Promesses qui ne furent pas toutes tenues, ce qui est une des explications du désastre du 21 avril 2002 (il serait injuste et au final confortable de ne l’imputer qu’à la seule campagne électorale, fort mauvaise évidemment, du candidat Jospin : de cette manière on s’exonèrerait à bon compte du nécessaire devoir d’inventaire d’un bilan pas aussi flatteur que cela).
La vision d’une gauche bipolaire (pour ne pas dire plus péjorativement binaire) constitue un diagnostic fort éloigné de la réalité. C’est une erreur tragique et incapacitante que de restreindre ses analyses et ses actions à ce face-à-face finalement stérile et mortifère. Il s’agit également d’une situation de confort peu propice aux remises en cause pour chacune de ces deux gauches : l’une est rassérénée dans sa posture tribunicienne oublieuse de la nécessité à agir ici et maintenant, l’autre est encouragée dans sa dérive gestionnaire rompant avec le projet originel de transformation socialiste qu’aucune modernité ne saurait rendre obsolète.
Les chances de succès de la recomposition de la gauche ne peuvent s’affranchir d’un urgent rééquilibrage tant idéologique que stratégique. Celui-ci passe par la structuration d’une force de gauche républicaine et sociale d’envergure afin d’être en situation de peser de tout son poids. Certainement pas par son oblitération. En effet, les idées dont la gauche républicaine et sociale est porteuse bénéficient d’un accueil très favorable au sein d’une majorité de l’opinion publique, et plus particulièrement des classes populaires dont la reconquête est une condition sine qua non pour la gauche.
Francis DASPE
- Les brèves du mois de novembre
- PS, l’hôpital qui se fout de la charité
Vous l’avez deviné, c’est de Jospin qu’il s’agit. Certes, il faut régler son compte à Royal et faire comprendre aux Français (enfin, surtout aux socialistes ; les Français savent, ils l’ont montré) que Calamity Egolène n’a ni les capacités ni les qualités nécessaires pour devenir chef d’Etat. Mais que ce soit le perdant de 2002 qui s’y colle, lui qui avait si bien dégoûté les Français du socialisme que Le Pen lui était passé devant, lui qui avait promis de « se retirer de la vie politique », et, toujours lui, le faux retraité, qui avait volé si efficacement (deux fois !) au secours du T.C.E. en 2005 que le non l’avait emporté à 55% … Pas dégonflé, le triste sire !
On rappellera pour la bonne bouche que le Premier ministre Jospin a privatisé et/ou ouvert aux capitaux privés France Télécom, Thomson, AGF, le Crédit Lyonnais (renfloué par le contribuable), Air France, etc., qu’il a accepté en 2000 les accords de Lisbonne, c’est-à-dire l’accélération de la libéralisation de l’électricité, du gaz, de la poste et des transports ; qu’un an plus tard il a vendu à GDF les gazoducs qui allaient en faire une entreprise rentable et donc … privatisable, que tout cela a été signé, main dans la main, par Chirac et Jospin à Barcelone en 2002 … N’en jetez plus, le plus drôle a été de le voir, la gueule enfarinée, dire sa colère, son dépit et son incompréhension d’avoir été rejeté par les Français en 2002. Idiot, sourd, aveugle et mégalo ? Il partage d’ailleurs avec Royal cette propension à se croire détenteur de la vérité absolue !
On insistera néanmoins ici surtout sur ses pernicieuses atteintes à la mère patrie et aux principes d’une République laïque, une et indivisible. Rappelez-vous : ministre de l’Education Nationale, Jospin est responsable de la calamiteuse loi d’orientation de 1989 qui crée une sinécure pour vieux pédagos fatigués, les IUFM, où les futurs profs apprendront tout, sauf ce dont il sont besoin et qui, faute impardonnable, introduit la liberté d’expression, y compris religieuse, pour les élèves. Imparable. Certains n’attendaient que cela pour oser. Deux mois plus tard, les premières affaires du voile défraient la chronique. Jospin croit s’en tirer dans une circulaire alambiquée où il affirme tout et son contraire et… refile la patate chaude aux chefs d’établissement qui vont devoir se battre comme des damnés jusqu’à la loi du 15 mars 2004 (merci Chirac).
Mais cet homme à la carrure politique d’envergure, comme on sait, ne s’arrêtera pas en si bon chemin : en 1998, ce Premier ministre se bat pour que Chirac et Védrine signent avec lui la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires et il y parvient ! Fort heureusement le Conseil constitutionnel veille et refuse la ratification : Jospin avait oublié (sic !) l’article premier de la Constitution ; celui-ci non seulement s’oppose à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit mais impose l’usage du français. Elémentaire, cher Jospin. Qu’à cela ne tienne, réformons la Constitution … Fort heureusement, Chirac ne l’a pas suivi et, jusqu’à présent elle ne l’a pas été (Bayrou s’était engagé, lui, à ratifier cette charte ; normal, les régionalistes européistes « républicanicides » sont légion, à droite comme à gauche). Toujours dans le même ordre d’idée, Lang et Jospin ont essayé de faire passer sous statut public les écoles Diwan en 2001 … Encore refusé par le Conseil constitutionnel, (que l’on bénit), au motif que l’Etat français ne reconnaît qu’une langue, le français. Re-ouf ! Enfin, on ajoutera que si, par hasard ou malchance (chacun choisira) Jospin l’avait emporté en 2002, non seulement la loi sur les signes religieux à l’école n’aurait jamais vu le jour mais on aurait, actuellement, encore plus de lois scélérates contre l’école, la nation et la République.
Bref, Royal et Jospin, par démagogie, par mauvaise conscience de bobo, par désir de suivre le vent de la facilité et du « politiquement correct » à gauche ont causé tant de dégâts à notre pays quand ils en ont eu le pouvoir que le seul service qu’ils puissent nous rendre est de nous lâcher. De prendre leur retraite. De disparaître. Vœu pieux, hélas. Ces vieux chevaux sur le retour sont honnis pour leurs idées, pour leurs actes, pour leur personnalité et pour avoir tellement écoeuré les Français que ceux-ci ont préféré élire Sarkozy plutôt que de s’exposer à les voir encore aux commandes.
Néanmoins ils occupent le haut du pavé, retournent en enfance (Marie-Jeanne-Bécassine, qui rêve d’être immolée pour être enfin célèbre – que diraient Freud et Bettelheim de tout ce masochisme ?- clame avec bravitude depuis le Québec que le monsieur il est méchant et qu’il faut lui pardonner, en bons chrétiens que nous sommes), se croient indispensables, croient que leur avis nous intéresse, croient à la méthode Coué, écrivent des livres ou en diligentent d’autres, écrits par quelques sous-fifres se prenant pour d’éminents écrivains, cherchent à nous faire oublier leur nuisible vacuité en occupant l’espace public, et nous livrent de pâles et mauvais remakes de Le Facteur sonne toujours trois fois ou Un tramway nommé désir. Panem et circenses !
Christine TASIN 21 / 09 / 2007 http://christinetasin.over-blog.fr
- Traité européen : les élus de gauche doivent dire non
Il s’agit d’un communiqué de presse du MARS-Gauche Républicaine.
Les 18 et 19 octobre prochain, un nouveau traité «modificatif» devrait être présenté au sommet de Lisbonne en lieu et place du Traité Constitutionnel Européen (TCE) que le peuple français a repoussé à 55% en mai 2005.
Reprenant sur le fond comme sur la forme tout ce qui nous avait empêché d'adopter le TCE, ce nouveau texte entend, à l'identique, amplifier la construction libérale et atlantiste de l'Union Européenne. Ce que nous avions à l'époque dénoncé et que le peuple avait refusé. Parce que justement la signification de ce rejet était claire, le Président de la République entend cette fois court-circuiter la souveraineté populaire et faire ratifier ce nouveau traité par le Parlement.
Le MARS-Gauche Républicaine dénonce non seulement la mauvaise foi de Nicolas Sarkozy d'occulter le message du 29 mai 2005, mais aussi la méthode grâce à laquelle il entend passer outre. Un référendum sur la question serait en effet bien le moins que le peuple français soit en droit d'attendre. Les parlementaires de gauche ont à cet égard le devoir de respecter leur engagement de la campagne présidentielle et de refuser la ratification de ce nouveau texte lorsqu'il leur sera présenté. Qu’ils le refusent et le Président de la République serait alors contraint de le soumettre à l'approbation du peuple français. Le MARS-Gauche Républicaine appelle donc solennellement les députés et sénateurs de gauche à rendre aux Français un débat qu'ils s'étaient, il y a deux ans, si bien appropriés.
MARS-Gauche Républicaine 07 / 10 / 2007
- La réalité têtue des données chiffrées
Plutôt que de longs discours, quelques données chiffrées opportunément choisies permettent de comprendre la réalité d’une situation ou d’une politique. Bien évidemment, il est nécessaire que ces données chiffrées soient indiscutables (il est tellement facile de trafiquer les chiffres !).
Les franchises médicales que le gouvernement veut instaurer rapporteront selon les prévisions environ 850 millions d’euros. La taxation des stock-options, que le président de Cous des comptes Philippe Séguin a préconisée dans son dernier rapport, seraient sensées rapporter 3,5 milliards d’euros. Les franchises médicales sont sensées concerner la grande majorité des Français, quel que soit leur revenu. Les stock-options bénéficient actuellement à guère plus de 100 000 personnes.
Les cadeaux fiscaux votés dans le cadre loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) ont vu leur montant estimé à 15 milliards d’euros. A l’issue des premiers mois, 2998 très gros contribuables ont reçu du fisc un chèque d’une valeur moyenne de 50 000 euros. Auraient-ils travaillé davantage ou se seraient-ils levés plus tôt pour mériter tant de biens ? Pas du tout ! Le plan contre la pauvreté présenté par Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives, a été réduit à la portion congrue : 25 millions d’euros pour expérimenter le revenu de solidarité active.
Pour ceux qui douteraient encore que le président Sarkozy et son gouvernement mènent une politique de classe de manière totalement décomplexée, il est indispensable qu’ils méditent sur ces quelques données chiffrées comparées.
Francis DASPE 09 / 10 / 2007
- Le petit télégraphiste de l'Empire
La place que font les médias au sieur Bernard-Henri Lévy, milliardaire déguisé en philosophe, est révélatrice du profond abaissement intellectuel, moral et même spirituel de ce moment de notre Histoire.
Aucun de ces médias ne s'est avisé de porter le fer dans le logiciel paranoïaque par lequel cet individu justifie ses injures et ses anathèmes : la gauche, compromise hier à ses yeux avec le totalitarisme stalinien, serait tentée aujourd'hui de se compromettre avec ce qu'il appelle le «fascislamisme». Mais que faisait hier B-H. Lévy aux côtés du président bosniaque Izetbegovic, dont on sait aujourd'hui les liens qu'il avait avec Oussama Ben Laden ?
Aucune analyse, chez B-H. Lévy de ce qu'on appelle la mondialisation et de ses ressorts. Aucune préoccupation d'ordre social. Aucun souci de la paix entre les cultures. Aucune objectivité, aucune exigence intellectuelle. Bref, rien de républicain.
B-H. Lévy est à lui seul une métaphore de l'idéologie dominante, celle des classes dominantes, selon Marx, bref celle du capital financier globalisé : le petit télégraphiste de l'Empire.
Jean-Pierre CHEVENEMENT 09 / 10 / 2007
- La multiplication des franchises médicales
Le gouvernement a décidé de proposer trois nouvelles franchises médicales afin de renflouer les caisses de la sécurité sociale. Chacun devra s’acquitter de la somme de 50 centimes sur chaque boîte de médicament et pour les actes paramédicaux. Il en reviendra désormais de 2 euros pour l’utilisation des transports sanitaires. Un plafond a été dependant fixé : la totalité de ces franchises médicales ne devra pas dépasser le montant de 50 euros par an.
Le principe des franchises médicales n’est pas nouveau. Ces trois dernières s’ajoutent à des sortes des sortes de franchises, appelées forfait, qui existent depuis quelques années déjà. Primo, le forfait de un euro par consultation ; secundo, le forfait de 18 euros sur tous les actes médicaux lourds dont le tarif est égal ou supérieur à 91 euros ; tertio, le forfait hospitalier de 16 euros par jour depuis janvier 2007.
Cette accumulation de forfaits et de franchises médicales constitue une entorse grave au principe de solidarité sur lequel a été bâtie la Sécurité sociale au lendemain de la seconde guerre mondiale. Preuve que cette dérive peut être sans fin : lorsque le forfait hospitalier a été créé en 1995, son montant était de 3 euros. Il était précisé qu’il n’avait pas vocation à augmenter. Aujourd’hui, il s’élève à 16 euros…
Francis DASPE 10 / 10 / 2007
Le grand déballage public autour d'enjeux personnels sert d'exutoire à une certaine élite rose qui n'entend nullement procéder à son examen de conscience. Cet exercice nourrit d'ailleurs une approche frénétique et caractérielle de la politique, l'amnésie volontaire constituant une ruse opératoire pour éviter les sujets qui fâchent et l'attaque ad hominem, la manière peu élégante de canaliser les énergies.
Il ne suffit pas de jouer à « plus à gauche que moi tu crèves » pour exorciser le diable social-libéral et s'offrir une bonne conscience comme d'autres allaient à confesse. La liturgie socialiste voudrait, comme par magie, envoûter ses bons disciples, en se donnant une belle messe socialiste dans un congrès d'une teneur « à gauche toute » à partir duquel les ouailles socialistes porteraient à nouveau la bonne nouvelle dans cette terre de mission dominée par le sarkozysme.
Pendant que l'on se paie de vilains mots en aiguisant les couteaux pour sacrifier le bouc-émissaire, le nouveau bloc au pouvoir, avance à découvert. Sans doute quelque peu lézardé par les outrances de ses propositions en matière d'immigration (son intention affichée de maîtrise des flux migratoires s'accommodant d'une violation flagrante des principes républicains : tests ADN pour les étrangers voulant justifier leur appartenance familiale, limitation d'accès aux mesures d'urgences, etc…), il n'en poursuit pas moins sa course folle et débridée à la liquidation d'un modèle social issu du programme du Conseil national de la résistance. Quelle ringardise, n'est-ce pas?
Cette remise au pas du pays suppose l'acceptation (par l'adoption d'un prétendu mini-traité qui n'est autre que le TCE rejeté massivement par notre peuple en 2005) d'une Europe mondialisée dans laquelle la concurrence est libre et non faussée. On peut bien afficher quelques velléités vis à vis de la Banque centrale ou de la protection de certains marchés mais il y a quelques contradictions à se prévaloir d'une telle vision lorsque l'on montre par ailleurs sa totale allégeance aux objectifs du MEDEF et des mécanismes de régulation de la société de marché noyée dans le néolibéralisme. La politique budgétaire, fiscale et sociale du gouvernement s'inscrit totalement dans une perspective libérale ; celle qui organise dans le même temps la déréglementation du droit social (droit du travail et de la sécurité sociale) pour accentuer la précarité du travail, alléger son coût et désocialiser les dépenses liées à sa reproduction (santé, logement, services publics de proximité, etc…). Cet ensemble pose le cadre d'une politique économique qui, privée de ses principaux leviers, ne laisse guère augurer d'une croissance à la hauteur des espérances proférées par le président. Ce dernier prétend pourtant favoriser le travail et récompenser l'effort quand il incite en fait plus à la spéculation qu'à la création de richesses.
Comment agir autrement, dans le respect de l'autonomie des syndicats et des forces associatives, qui pourraient d'ailleurs inspirer davantage les partis de gauche, pour retrouver une capacité d'initiative et contrer le pouvoir dans son entreprise néo-conservatrice sur le plan sociétal et néo-libérale dans les domaines économique et social ? Comment offrir une perspective d'alternative crédible sans repasser les mêmes plats, fredonner les mêmes rengaines et véhiculer les mêmes faux espoirs ?
Plutôt que de faire prévaloir la méthode Coué en évitant soigneusement d'aller là où ça fait mal, les dirigeants de la gauche seraient sans doute mieux inspirés de procéder à un vaste examen critique de la période pendant laquelle ils purent épisodiquement mais durablement gérer les affaires du pays.
Plutôt que de se contenter d'ériger, en bons sophistes, les faits en arguments d'autorité (comme ils le firent pendant la campagne en proclamant le dépassement des contradictions entre les camps du oui et du non lors du référendum sur le TCE ou bien en rappelant que le socialisme français a déjà fait son Bad-Godesberg un certain 23 mars 1983 à 11 h du matin), nos ténors de gauche seraient aussi bien avisés de procéder à une analyse plus minutieuse des vingt cinq dernières années. C'est d'ailleurs ce que réussit parfaitement Guillaume Bachelay dans son ouvrage « Désert d'avenir ? Le Parti socialiste, 1983-2007 » publié dans l'encyclopédie du socialisme.
De notre point de vue, cette critique assez radicale des retournements de la gauche de gouvernement, atteint un degré qualitatif pertinent qui permet de réelles convergences à gauche pour entamer la reconquête sur de solides bases. Ce livre dont je vous recommande la lecture analyse, à sa façon, la dérive social-libérale, laquelle est aussi excellemment évoquée par Jean Pierre Chevènement dans « La faute de M.Monnet » aux éditions Fayard. A la différence de Jean Pierre Chevènement qui mena le combat contre le tournant de la rigueur et le dévoiement du socialisme français dans le paradigme européiste, Guillaume Bachelay n'était peut être pas en âge de voter lors du traité de Maastricht qui paracheva une construction européenne complètement libérale. C'est sans doute ce qui explique sa grande liberté de ton et la fraîcheur de son propos. De quoi conforter, ceux qui, à gauche, n'ont jamais renoncé à combattre haut et fort, contre les vents dominants, un européisme responsable de tant de démission.
Nous reviendrons sur ces ouvrages qui vont au fond des choses pour appréhender la réalité et tenter d'apporter des réponses utiles pour un véritable changement de cap à gauche !
Xavier DUMOULIN 14 / 10 / 2007 http://sr07.unblog.fr
- De l’art de bien voter… ou de ne plus voter !
Ce texte est paru dans la rubrique « Courrier des lecteurs » de l’édition du 4 novembre 2007 de Sud-Ouest Dimanche.
Le mini-traité européen dit simplifié signé au récent sommet de Lisbonne par les chefs d’Etat ou de gouvernement devrait être selon les propos du président de la République Nicolas Sarkozy ratifié par la voie parlementaire. Il s’agit d’un véritable hold-up démocratique plus de deux ans après la victoire à 55 % du non, le 29 mai 2005. Il tombe sous le sens que ce qui a été décidé par référendum ne peut être modifié que par une même procédure référendaire selon le principe difficilement contestable que seul le peuple est habilité à défaire ce qu’il a fait. Cela s’appelle le respect de la souveraineté populaire exprimée par la voie la plus démocratique qui soit.
L’exigence (démocratique) d’un nouveau référendum s’impose d’autant plus qu’il faut se souvenir du profond décalage (démocratique) révélé pendant la campagne : le non l’avait emporté alors que près de 90 % de nos parlementaires et des médias militaient pour le oui. Ajoutons également que ce mini-traité appelé modifié ou simplifié n’est en réalité ni l’un ni l’autre (Giscard, le père du TCE rejeté, estime que la nouvelle mouture reprend les idées du précédent texte, de surcroît les deux versions partagent un jargon technocratique pareillement illisible).
On connaissait le « bien voter » qui avait été signifié il y a plus de dix ans aux citoyens danois et irlandais : après qu’ils aient rejeté les traités de Maastricht et de Nice, ils avaient bénéficié d’une seconde chance pour faire acte de contrition et invalider leur première décision. Une étape supplémentaire est désormais franchie : « mal voter » entraînera à présent la suspension du droit de voter !
Faudrait-il dans ces conditions s’étonner si les citoyens se détournent davantage des enjeux de la construction européenne ?
Francis DASPE 29 / 10 / 2007
- Le parti socialiste à la croisée des chemins
La décision de ratifier ce traité modificatif doit interroger en premier la gauche. Toute la gauche. Il convient pour cela d'accepter le rôle qu'a joué en 2005 le «Non de gauche». Certes celui-ci n'était pas majoritaire à lui seul (il fut tout de même estimé entre 30 et 35 % !) mais c'est lui qui a impulsé la dynamique et qui a créé à la fois la mobilisation et le débat en mettant en exergue la nature profonde du TCE.
C'est donc à cet aune que l'attitude du Parti Socialiste, pourtant cruellement désavoué par sa propre base il y a deux ans, doit être lue aujourd'hui. Il est inacceptable que le PS foule aux pieds l'idée même de souveraineté populaire en laissant passer par voie parlementaire l'ersatz d'un texte que les Français eux-mêmes ont rejeté en masse en mai 2005.
Cela pose plus globalement la conception nouvelle que le parti socialiste se fait de la vie politique. En accréditant l'idée que seuls les deux grands partis institutionnels ont leur mot à dire sur une question aussi fondamentale, il acte de fait qu'il est seul à même d'incarner l'alternance et impose ainsi encore un peu plus un système binaire à l'américaine.
Derrière ces manipulations, on voit aussi ce qui se joue au PS pour la conquête de l'appareil. De calculs en alliances de circonstance, de préservation de «l'unité» en renoncements, c'est l'image d'un parti replié sur lui-même et déconnecté de la France que donnent les socialistes. C'est surtout le triste aveu d'un parti déboussolé qui après avoir renoncé à être une force de transformation sociale abroge désormais toute idée même de changement.
François COCQ 29 / 10 / 2007
Une version réduite de ce texte est paru dans la rubrique « Courrier des lecteurs » de l’édition du 11 novembre 2007 de Sud-Ouest Dimanche.
Lors de la campagne électorale le candidat Sarkozy nous a abreuvés de son leitmotiv qu’on peut résumer en « je ferai ce que je dis et je dis ce que je ferai ». Ce qui à première vue semble une preuve d’honnêteté politique. Le Président Sarkozy nous dit maintenant « vous m’avez élu, donc, vous devez accepter toutes les décisions et mesures politiques, sociales… que je décide et que mes Députés et Sénateurs votent ». Intéressons-nous à deux catégories de citoyens : ceux qui n’ont pas voté pour Sarkozy et ceux qui ont voté pour lui.
La première catégorie n’était pas d’accord avec ses propositions et, continue à ne pas l’être, à part les quelques personnalités qui viennent d’une soi-disant Gauche. Ce n’est pas parce que 54% des électeurs ont voté pour Sarkozy que nous allons trouver ses propositions de candidat et ses mesures, en tant que Président, géniales. L’un des moyens pour ces citoyens de limiter la casse des conquêtes sociales (Front Populaire et grèves de 1936, programme du Conseil National de la Résistance de 1944 et 1945, grève de 1968…) en faveur des salariés, c’est d’organiser et de participer avec les syndicats aux luttes sociales qui, si elles sont massives et déterminées, peuvent faire reculer ce pouvoir antisocial aux pratiques autoritaires. Il est aussi nécessaire que nous intervenions pour que nos valeurs de solidarité et de justice sociale trouve un débouché politique.
Pour faire court et revenir 40 ans en arrière disons que la majorité n’a pas le droit d’imposer sa couardise et son égoïsme à la minorité.
La deuxième catégorie est soumise au chantage « vous avez voté pour moi, donc, tout ce que je fais est bon pour vous ». Le discours du Président suppose :
- que les citoyens ne peuvent pas changer d’avis au contact des conséquences de sa politique.
- que lorsqu’ils ont voté pour lui ils étaient d’accord avec 100% de ses propositions.
Ces électeurs se rendent-ils compte que Sarkozy considère qu’ils lui ont donné les pleins pouvoirs pour cinq ans, par leur vote ? N’est-il pas un peu prétentieux et dangereux pour la démocratie de croire que 54% des électeurs sont d’accord avec 100% de ses propositions ?
Nous aimerions avoir l’avis d’un couple de smicards qui a voté pour le candidat « Sarkozy le Zorro » et qui voit le Président « Sarkozy l’ami des riches » lui amputer son pouvoir d’achat ! Le salarié du privé qui a été sensible au thème de l’alignement des régimes de retraite souhaite-t-il pour autant travailler jusqu’à 68 ans, alors que ses enfants sont au chômage ? Pourquoi l’alignement se ferait-il toujours en défaveur des salariés ? Ne peut-on pas imaginer que dans une manif pour la suppression de la décote (qui ampute jusqu’à 25% le montant de la retraite) il y ait côte à côte un électeur de Sarkozy et un qui n’a pas voté pour lui ?
Face à cette situation, il est urgent de déconstruire le discours présidentiel en rappelant qu’il n’y a pas d’homme providentiel et qu’un chef d’Etat se grandit en écoutant ce que « dit la rue » au travers des manifestations, grèves et pétitions qui constituent autant de libertés fondamentales pour chaque citoyen. C’est aussi cela la démocratie !
Il faut aussi lui rappeler qu’il ne sera pas le premier, ni le dernier à être remis en cause, lui et sa politique, par les citoyens qui l’ont élu !
Jacques DELAVEAU 08 / 11 / 2007
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