Accueil
Historique des mises à jours
Les brèves du mois
La lettre du mois
Dans les médias
Vie politique
Ecole
Société/culture
Actualité et luttes sociales
Economie et Social
Politique extérieure
Europe
Contributions politiques
Manifeste et statut
Contacts
Liens

Télécharger

 

La lettre du mois de
l'AGAUREPS-Prométhée

 

Juin 2007

  • Communiqué de l’AGAUREPS-Prométhée

    A Langon, le 07 mai 2007,

L’AGAUREPS-Prométhée prend acte de la victoire de Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle. Sans minimiser pour autant cette dernière, incontestable, c’est aussi et surtout l’échec de la gauche dans son ensemble, parti socialiste comme mouvements de gauche antilibérale, qui doit nous interpeller.
            L’AGAUREPS-Prométhée appelle de ses vœux un processus de recomposition de la gauche, aussi bien de ses valeurs et de son projet que de sa stratégie et des alliances à bâtir. La direction est clairement indiquée : c’est par un rassemblement des composantes d’une gauche de transformation responsable que passe la nécessaire reconquête de l’électorat populaire, et non par des tentatives vouées par avance à l’échec de rapprochements incertains et illusoires en direction d’un centre fort éloigné des préoccupations de la gauche.
            Cette entreprise doit commencer dès à  présent, sans tarder. Dans cette optique, les idées républicaines et sociales doivent se trouver au cœur de l’élaboration de cette alternative à la vision libérale portée par le nouveau président de la République. L’AGAUREPS-Prométhée entend y contribuer pleinement à sa manière et se déclare disponible pour cette œuvre.

Pour l’AGAUREPS-Prométhée,

Le président, François COCQ - Le secrétaire, Mathieu DUMOULIN - Le trésorier Francis DASPE

  • Communiqués de presse

    • Déclaration du MARS-Gauche Républicaine après l’élection de Nicolas Sarkozy

    L’élection de Nicolas Sarkozy est incontestable. Elle n’en est pas moins une très mauvaise nouvelle pour la France.
    Si le nouveau Président de la République a masqué son projet libéral par un discours démagogique en faveur du monde du travail, la soupe n'en sera que plus amère pour la grande majorité de nos concitoyens qui, justement, ne vivent que des revenus de leur travail. Car au-delà de l’habillage il y a une véritable politique de « classe », en rupture même avec ce qu’il restait de la tradition sociale de la droite gaulliste. M. Sarkozy a dit sa volonté de la mettre en œuvre rapidement, quitte à faire siéger l’Assemblée Nationale cet été. Cet empressement cache une certaine lucidité : s’il a gagné, Nicolas Sarkozy sait paradoxalement qu’il est loin de disposer d’une adhésion majoritaire dans la population pour une politique aussi radicale. Il lui faut donc aller vite et profiter de l’élan qu’il espère tirer de sa victoire. Il appartient donc à toutes les forces de la gauche politique et sociale de ne pas céder à l’abattement et à la résignation et, dès demain, de reprendre le combat.

    Pour ce faire, la gauche doit commencer à tirer des leçons de son échec. Un échec d’autant plus cuisant qu’il aurait du être évité ! Rien de ce qui se passe depuis cinq ans n’aurait du permettre à M. Sarkozy de se revendiquer comme le candidat du peuple alors que son programme n'est jamais qu'une simple démarcation de celui du MEDEF !
    La gauche n’a pas su renouer suffisamment avec les classes populaires. Elle n’a pas su présenter une alternative à la hauteur des enjeux sociaux et démocratiques tels que le laissaient espérer la victoire du "non" au projet de Traité Constitutionnel Européen, la mobilisation sociale victorieuse contre le Contrat Première Embauche et les scrutins électoraux intermédiaires qui avaient démontré la possibilité de battre la droite.
    Cette défaite est d’abord celle du social-libéralisme. Ségolène Royal en a en effet proposé une version vantant davantage "l’esprit d’entreprise"  que s'articulant sur la question du partage des richesses entre le capital et le travail dont le déséquilibre, accentué depuis 10 ans, mine pourtant l’économie et la société française. Ce discours œcuménique, qui s'est renforcé entre les deux tours, a tout naturellement débouché sur une invitation à une construction politique "ad hoc". Mme  Royal s’est voulue le trait d’union entre le François Mitterrand de la France Tranquille de 1988 et le New labour de Tony Blair en suggérant, en fin de campagne, un nouvel horizon stratégique « à l’italienne » d’alliance avec le centre, se proposant même de dépasser la logique « des clivages » et des « blocs », c'est à dire la confrontation entre la gauche et la droite.  Ce n'était pas là que résidait la voie pour la victoire, ce n'est pas là qu'elle résidera demain.

    La responsabilité des forces de gauche qui avaient su participer activement à la victoire du 29 mai 2005 est également engagée dans cette défaite. Nous restons convaincus qu’une gauche antilibérale unie aurait été à même de modifier le rapport de force à gauche et donc de changer la donne, comme (d’une certaine manière) a su le faire, dans un sens opposé, François Bayrou. Que l’on ne s’y trompe pas, l’échec terrible des forces de la gauche de transformation n’aura pas marqué la faillite de leur stratégie d’union mais au contraire été provoqué par leur incapacité à mener celle-ci jusqu’au bout.  

    Ce double échec implique une nécessité : il faut refonder un véritable projet alternatif à vocation majoritaire en s’adressant à toute la gauche si nous ne voulons pas que ces élections ouvrent pour de bon une mutation politique en France. Car n’en doutons pas, des voix vont désormais se faire plus fortes au sein du Parti socialiste et de ses alliés pour accentuer et théoriser l’alliance esquissée avec le centre. A l’autre bout de l’échiquier de la gauche, d’autres ne vont pas manquer de cautionner cette dérive en décrétant une frontière toujours plus infranchissable entre « deux gauches ». Face à ce phénomène prévisible, il devient urgent que tous ceux qui refusent cette double évolution au nom de la vocation transformatrice historique  de la gauche, trouvent des espaces de discussion, de débat, d’élaboration et de mobilisation.

    Mais d’abord donc, il nous appartient de relever la tête et de nous mobiliser pour les législatives en refusant à Nicolas Sarkozy la majorité parlementaire dont il rêve.
    Le Mars-Gauche républicaine appelle en conséquence la gauche à se présenter devant les électeurs sur ses valeurs ce qui implique de se démarquer nettement de toute construction politique avec le centre. Nous affirmons également qu’il est encore temps pour que les forces, sensibilités et personnalités de la gauche antilibérale, quel que soit leur parti, fassent preuve de lucidité en s’unissant ou tout au moins en évitant au maximum les situations de concurrence pour les législatives afin de ne pas être réduit au silence voir disparaître de l’assemblée nationale. Le Mars-Gauche Républicaine est pour sa part disposé à toute réunion qui travaillerait dans ce sens. Il n’est pas trop tard !

    Nous n’avons pas sur apporter à notre peuple la victoire qu’il méritait, nous lui devons aujourd’hui de ne pas céder à la résignation.

    MARS-Gauche Républicaine  06 / 05 / 2007

    • Neuilly a gagné, Clichy a perdu

    Il s’agit d’un communique de presse de Démocratie et Socialisme.

    1 - La victoire de Nicolas Sarkozy est une mauvaise nouvelle pour les salariés de France et pour la gauche dans le monde entier.
    C’est une bonne nouvelle pour Bush et une mauvaise pour ses opposants aux Etats-unis et sur la planète. Que les électeurs français aient laissé passer un « Thatcher-Berlusconi » est un mauvais signe pour tous ceux qui défendent la perspective d’un monde meilleur. La victoire de Sarkozy est une bonne nouvelle pour Neuilly, une mauvaise nouvelle pour Clichy. C’est une bonne nouvelle pour le capital financier, pour le Medef, pour le Cac 40, pour les groupes Bouygues, Lagardère, Dassault, Rothschild, pour les multinationales qui contrôlent les grands médias audiovisuels, les armes et la finance.
    C’est le  pire pouvoir contre les droits sociaux depuis Pétain.

    C’est une mauvaise nouvelle pour les 22 millions de salariés ayant un emploi et pour les chômeurs, les retraités, les précaires, qui seront visés par les attaques annoncées contre leurs droits au travail, contre le Smic, contre leurs droits face aux licenciements, contre le droit syndical, contre la réduction de la durée du travail, contre le droit de grève, contre le droit à la santé gratuite, contre la laïcité et les services publics...
    C’est une mauvaise nouvelle pour les jeunes, les étudiants, qui vont voir leurs chances de bénéficier d’une formation de haut niveau publique et gratuite réduite. Normalement, aucun salarié n’aurait dû voter pour Sarkozy sauf à méconnaître ses  intérêts les plus  élémentaires : mais la  propagande des grands médias a été plus puissante que jamais pour masquer,  mystifier le programme réel du chef de l’Ump.
    Sarkozy a pris quasiment toutes  les méthodes de communication de Le Pen : auto-victimisation, discours anti-pensée unique (alors qu’il l’incarne) mélopée nationaliste, brutalité au karcher, démagogie anti-chômeurs, anti-fonctionnaires, anti-assistés, contre l’immigration, contre l’insécurité, pour l’eugénisme... et il a  réussi à prendre les voix de FN et à les élargir.
    Sarkozy a promis, de « liquider » jusqu’au souvenir du plus grand mouvement de grève des salariés de l’histoire de ce pays, en mai-juin 68. Il a défié les  syndicats et d’avance appelé à leur défaite.

    2 - Pourtant, il n’y avait rien de fatal à cette défaite de la gauche. La droite sortante était discréditée, les conditions étaient réunies pour sa défaite, les électeurs majoritairement orientés à gauche.
    Des millions de manifestants s’étaient levés contre la politique libérale lors des grandes grèves de février à juin 2003 pour défendre les retraites à 60 ans à taux plein et par répartition : quand la droite imposa les lois Fillon, il y eut 66 % de l’opinion selon les sondages pour s’y opposer !
    Les 28 mars et 13 juin 2004, la gauche obtint un raz-de-marée sans précédent avec 7 % de mobilisation électorale supplémentaire, en mars 20 régions sur 22 à gauche, 51 départements sur 100 à gauche et, en juin, une majorité aux européennes, notamment pour « une Europe des 35 h » et un « Smic européen ».
    La preuve en est encore qu'en 2006, lorsqu’elle fut unie et mobilisée de janvier à avril contre le CPE, la gauche syndicale et politique, salariés et jeunes, gagna et mit le gouvernement Chirac-Sarkozy à genoux !
    La victoire du chef de l’UMP en 2007, pas plus que celle de l’UDR en juin 68, n’effacera la puissance et les exigences du mouvement social.

    3 – Cette défaite vient des erreurs des leaders de la gauche, notamment celles des deux dernières années.
    Si toute la direction de la gauche s’était retrouvée en phase avec sa base, avec le peuple de gauche, en appelant à voter massivement « non » le 29 mai 2005, la gauche aurait été combative, conquérante, unie et aurait créé une dynamique irrésistible, victorieuse jusqu’en 2007. L’unité partielle “de la gauche de la gauche” a échoué dés lors qu’elle cherchait à remplacer l’irremplaçable : l’unité de toute la gauche sur un programme antilibéral.
    La « démocratie participative » aurait dû permettre d’écouter les aspirations profondes si clairement manifestées de 2003 à 2006 : il fallait construire un programme et une unité de toutes les forces de la gauche, formuler un programme de profonde transformation sociale pour abroger toutes les mesures réactionnaires de la droite, s’appuyer sur l’unité syndicale et des mouvements de jeunesse, afin de balayer le scepticisme entretenu par le manque d’audace des gouvernements de gauche précédents. Et répondre aux urgences sociales. Le Parti Socialiste aurait dû fonder son orientation sur la recherche d’une alternative cohérente politiquement, et non se laisser guider par la versatilité des sondages et à l’impressionnisme d’une “opinion publique” mal cernée.
    La gauche ne peut gagner sans une forme d’unité et un programme avancé avec des mesures phares (comme en 1981, nationalisations, réduction du temps de travail, congés payés, salaires, droits nouveaux), et ce n’est pas la recherche tardive d’électeurs de gauche égarés sur le vote UDF-Bayrou qui pouvait rattraper cela. Le « rejet » de Sarkozy était un puissant moteur, mais il a manqué le carburant de l’unité à gauche sur des objectifs communs.

    4 - Sarkozy n’a cessé de répéter qu’il était le porte-parole « d’une droite décomplexée qui  entendait être bien à droite » et imposer son programme. Il a gagné en partie  sur la détermination qu’il a ainsi impulsée dans son camp.  Le débat n’a même pas été dévoyé comme en 2002 sur la sécurité, il a été question de questions économiques et sociales, de l’emploi, et c’est anormal que sur ce terrain, il ait pu gagner !
    La leçon, c’est qu’il faut, en face de Sarkozy, une « gauche décomplexée qui soit bien à gauche » et réponde aux aspirations de ses électeurs, aussi fidèle aux salariés que la droite est fidèle au patronat.
    Une gauche qui se reconstruise et s’unifie, en proposant de redistribuer vraiment les immenses richesses de la  France d’aujourd’hui. Il faut qu’elle ne craigne pas d’affirmer que l’éradication du chômage de masse proviendra du partage du temps de travail sans baisse de salaire, que le maintien du montant des retraites exige une augmentation des cotisations patronales, que la gauche redonnera à la part des salaires ce qui a été transféré aux profits depuis 25 ans… afin que les mesures concrètes du programme de la gauche soient cohérentes, claires et compréhensibles à la différence des formules sociales libérales qui, en essayant de concilier les intérêts du Medef et ceux des travailleurs, sèment le doute.
    Car à quoi sert une gauche qui ne se bat pas pour redistribuer les richesses ? Il faut une refondation à gauche : un grand congrès fondateur d’un grand parti démocratique unifié de toute la gauche, sur un projet antilibéral !

    5 – Pour gagner, Sarkozy s’est appuyé sur la logique des institutions anti-démocratiques de la Ve République. L’élection présidentielle est une élection quasiment « faite » pour  la droite et ses puissants relais financiers et médiatiques. Seul François  Mitterrand dans des circonstances exceptionnelles (un effet différé de mai 68  justement et un programme avancé) a réussi à l’emporter. Ce type d’élection personnalise la politique  pour mieux dépolitiser les personnes.
    Le scrutin parlementaire est mille fois plus démocratique, et l’inversion du calendrier électoral en 2002 fut une  grande erreur. Il faut lutter plus que jamais pour une VIe République sociale, parlementaire, démocratique, laïque.
    L’urgence est d’empêcher la droite néo-libérale extrémiste de disposer de tous les pouvoirs. La droite garde la présidence de la République. Elle dispose de la majorité au Sénat. La majorité des membres  du Conseil constitutionnel ont été nommés par la droite. Quant au « 4° pouvoir », les grands médias, nul ne peut plus ignorer qu’ils sont dans le camp de la droite.
    Pas de démoralisation, pas de répit, il faut tout faire pour que la gauche obtienne le maximum d’élus aux législatives  du 10 et 17 juin. Rassemblons vite la gauche, préparons des accords programmatiques et de désistement pour être le plus fort possible les 10 et 17  juin, redonnons une orientation déterminée à gauche, contre une mainmise totale sur toutes les institutions par une droite dure, agressive, rapace.
    Et préparons, dans l’unité, les mobilisations unitaires nécessaires pour faire échec aux mauvais coups programmés.

    Démocratie et Socialisme 06 / 05 / 2005

    • Communiqué du MRC

    Le Mouvement Républicain et Citoyen tient à féliciter Ségolène Royal pour la campagne qu’elle a conduite avec force et caractère ces derniers mois. Elle a su rassembler la gauche et sa candidature a ouvert de réelles perspectives de refondation.

    Un premier pas a été accompli. La gauche doit retrouver la confiance des salariés, du monde du travail, de tous ceux qui souffrent de la mondialisation libérale.
    Cette refondation devra se poursuivre dans les prochains mois. Le MRC s’engagera pour qu’elle se réalise selon les exigences de la République : le progrès social et la justice sociale grâce aux valeurs de la Nation citoyenne, grâce à un Etat puissant et volontariste, grâce à la défense des services publics, grâce à l’égalité des droits et des devoirs.
    Cette refondation est une obligation d’autant plus ardente que Nicolas Sarkozy mettra en œuvre dans les prochaines semaines les réformes ultralibérales qu’il a pris soin de cacher aux Français ces derniers mois.

    Le Mouvement Républicain et Citoyen appelle les Républicains de progrès, les Républicains sincères, les femmes et les hommes de gauche à se mobiliser et à se rassembler pour faire le meilleur résultat possible aux élections législatives et pour construire demain les conditions de l’alternative.

Georges SARRE  07 / 05 / 2007

  • Brèves du mois de Mai 2007

    • Les trois grands partis français

La création du parti démocrate de François Bayrou, au centre, et la proposition de Henri Emmanuelli de créer un grand parti progressiste, à gauche, sont l'occasion d'un repositionnement, nécessaire et salutaire, de la gauche française. Car le « non » de gauche au référendum sur le traité de constitution européenne n'a pas trouvé depuis son expression politique quotidienne.
Le parti socialiste, majoritairement pour le traité et inclinant vers la démocratie sociale, c'est-à-dire vers le centre, n'a pas su ou pu accueillir ces électeurs parfois radicalement antilibéraux.
La gauche antilibérale, trotskyste et altermondialiste n'a pas su se rassembler et proposer, par exemple, un candidat unique pour les élections présidentielles. Elle est en outre, par son fonctionnement quotidien et son refus des compromis, rédhibitoire pour des électeurs désireux d'agir concrètement dans la vie politique du pays - et par exemple de gouverner.
Entre les deux, rien. Un vide que doit occuper la gauche républicaine et sociale, une véritable gauche capable de rassembler les derniers trotskystes, les altermondialistes, les écologistes, les radicaux, les chevènementistes et les socialistes de gauche.

En créant un grand parti de gauche, idéologiquement contre le libéralisme et le capitalisme et pour une exploitation écologique de la planète, on permet à François Bayrou d'occuper une place importante au centre (avec les restes du parti socialiste, les chrétiens modérés et les sociaux démocrates) et on contraint Nicolas Sarkozy à se retrancher sur le terrain de la droite ultralibérale, catholique et conservatrice. Nous serions ainsi tous sur des positions claires avec des valeurs communes.
Par ailleurs, le départ prochain de Jean-Marie Le Pen va sans doute précipiter la chute du Front National, déjà affaibli par la droite de Sarkozy.
Une élection législative à la proportionnelle devient dès lors souhaitable pour favoriser les petits partis du centre et de gauche et les écologistes, qui auraient ainsi voix au chapitre pour les grandes décisions politiques.

Mathieu RENNESSON  29 / 04 / 2007

    • La version polonaise du maccarthysme

            La Pologne vient de voter une nouvelle loi dite d’épuration. Elle oblige près de 700 000 Polonais à déclarer sur l’honneur ne jamais avoir collaboré avec la police politique de l’ancien régime communiste tombé en 1989. Sont concernés par cette loi de nombreuses catégories comme les responsables politiques, les magistrats, les journalistes ou encore les enseignants. Les sanctions prévues sont lourdes : l’impossibilité d’exercer sa profession pendant 10 ans. La peine est identique en cas de mensonge ou de refus de se conformer à la loi.
            La Pologne, dirigée de manière de plus en plus autoritaire par les frères Kaczynski qui s’appuient sur une coalition extrêmement conservatrice, cléricale et populiste, cherche à poursuivre sa « décommunisation » presque 20 ans après la chute des régimes communistes de l’autre côté du rideau de fer. Autant dire qu’elle fera peu pour apaiser les tensions et contribuer à la réconciliation nationale. Elle constitue au contraire une preuve supplémentaire du durcissement inquiétant de l’actuel régime au pouvoir en Pologne. Les diverses critiques ont qualifiées cette loi de « menace à la liberté d’expression », de « création d’un ministère de la justice orwellien » ou encore de « scandale juridique ».
            Il semble bien qu’il s’agisse d’une version polonaise pour le moins décalée et inopportune du maccarthysme. Lech et Jaroslaw Kaczynski doivent apparemment penser que la guerre froide n’est toujours pas terminée et que le « péril communiste » menace gravement leur pays. Cette nouvelle chasse aux sorcières témoigne d’inquiétantes dérives qui mettent en danger la liberté sur notre continent. Il y a indiscutablement matière à réagir avec vigueur au nom du respect des droits de l’homme.

Francis DASPE  04 / 05 / 2007

    • Deuxième tour des présidentielles : chronique d'une mort annoncée  

Nicolas Sarkozy est élu, ce n'est pas la faute de ses électeurs, ce n'est pas sa faute, c'est, tout simplement, que son programme a séduit davantage que celui de Ségolène Royal. Pourquoi ?
Quand, le 10 décembre 2006, Jean-Pierre Chevènement, a annoncé son ralliement à S. Royal, la fédération de Charente Maritime du Mouvement Républicain et Citoyen a protesté, considérant que le programme du PS, comme les idées avancées par Ségolène Royal  n'étaient  pas suffisamment à gauche,  et ne tenaient compte ni du rejet par les Français de la politique de Jospin en 2002 ni du vote du 29 mai 2005. Malheureusement,   la campagne de Ségolène Royal, n'a pas vraiment corrigé cette impression. Nous avons été ballottés entre des positions évolutives, parfois contradictoires, d'une candidate qui empruntait des thèmes républicains au MRC, des thèmes européistes et régionalistes à l'UDF,  des idées de débat participatif ou de jurys citoyens à la démagogie… Le résultat est sans appel. Les Français ne veulent pas de cette gauche-là.
Il est urgent de se rassembler autour des Républicains de gauche, qui ont une idée exigeante de la citoyenneté, faite de droits et de devoirs, qui sont pour une Europe sociale et démocratique et  pour la laïcité, contre la mondialisation et l'ultra-libéralisme. Ne manquons pas l'occasion de leur permettre de jouer un rôle important au Parlement en votant pour les candidats du Mouvement Républicain et Citoyen aux législatives.

Christine TASIN  06 / 05 / 2007

    • Eléments pour analyser une défaite globale de la Gauche

C’est une position au fond inconfortable que de critiquer aujourd’hui, après le désastre électoral que nous venons de vivre et que nous avions modestement annoncé depuis bien longtemps, la campagne qui a été menée par l’ensemble de la gauche et qui a conduit à la situation des 22 avril et 7 mai. Il va être nécessaire très vite d’expliciter le pourquoi d’un tel échec en regardant précisément une à une les attitudes des différentes formations au cours de ces derniers mois. Mais un constat préliminaire s’impose. Cet échec est avant tout celui de la Gauche dans son ensemble ! La Gauche qui s’est trahie, la Gauche qui a eu peur, la Gauche qui s’est repliée sur ses frêles îlots, la Gauche qui n’a pas voulu gagner une élection qui lui était pourtant promise par les dissensions de la droite et le personnage qui l’incarnait. Ce dernier se retrouve pourtant à l’Elysée.
 Le constat est amer mais les erreurs et les reniements ont été trop nombreux. Au sein de ce qu’il était convenu d’appeler la gauche antilibérale tout d’abord, où aucun n’a réellement pris conscience de l’enjeu qui dépassait de loin la gestion de la boutique et où la chance historique qui s’offrait n’est pas prête de se représenter aux atermoiements des uns et des autres. La succession des erreurs, des craintes, des ambitions et des non-dits ne pouvait au final que conduire à l’échec. Pêle-mêle : le manque d’ambition d’un Fabius au lendemain du TCE, la volonté de la LCR de se positionner en première force à la gauche du PS dans son duel historique avec le PCF, la crainte de ne pas en être (de quoi ?) d’un Mélenchon, les luttes intestines au sein du PCF, la création d’une troisième force par Bové…
Erreurs et reniements furent aussi le lot du parti socialiste bien sûr, où le traumatisme de l’échec de 2002 a poussé les militants, lors de l’investiture interne, à croire qu’en disant que seule la victoire est belle, celle-ci se matérialiserait d’elle-même. Etrange aveuglement des uns et des autres. Etrange vide laissé par le refus d’offrir encore un minimum de contenu idéologique à la politique.

Car ce fut cela la campagne de 2007. Un basculement immédiat, avant même l’aboutissement électoral, de la politique dans une nouvelle dimension. Un nouvel espace dans lequel il faut désormais se mouvoir avec légèreté et souplesse pour absorber les prétendues dernières tendances de l’opinion et les intégrer dans un message dont la forme sera plus importante que le fond. Le zapping des thèmes abordés est ainsi une conséquence et non pas une cause de la campagne qui vient de s’achever. Il fallait en outre, pour chacun, s’affranchir de son propre camp. Au nom du rassemblement, il est devenu honteux d’avoir des convictions ! C’est Sarkozy qui cite les fondateurs et gardiens de la vieille maison. C’est Royal qui fait la course à l’échalote sur les questions sécuritaires.
Et puis la conquête du  centre… En n’ayant pas osé analyser le vote du premier tour, et en particulier celui de l’électorat de gauche qui s’était déjà massivement rabattu sur elle, Ségolène Royal a commis un nouveau faux pas dans sa quête éperdue des voix bayrouistes. Les maigres 9 % à la gauche du PS n’était déjà plus constitués que des bases militantes élargies. Avec une telle politique d’entre deux tours, il était évident que le report de voix serait calamiteux malgré la répulsion suscitée par Sarkozy.
Le débat radio-télévisé du 2 mai n’y a pas suffi. La prestation de Ségolène Royal n’a pas permis de faire basculer l’opinion. Elle a tout de même enfin gagné un certain respect dans le peuple de gauche ce qui, loin d’être négligeable, fut insuffisant. Mais à trois jours du scrutin, il était tout de même plus que temps ! Son ambition d’apparaître comme le chef de file de l’opposition pour les cinq ans à venir fut ce soir là dévoilée, avant d’être confirmée à la Mutualité lors du conseil national du PS quelques jours plus tard. Et quand on dit que Ségolène Royal a définitivement fait basculer la Vème République dans un régime primo-présidentiel, son désir d’investiture immédiat pour 2012 est là pour le confirmer.

Alors si nous sommes loin d’en avoir fini avec l’analyse des raisons d’un tel échec et d’avoir tiré toutes les conséquences de celui-ci, il nous faut maintenant imaginer les différents scénarii qui s’offrent à la gauche. L’avenir du parti socialiste est immanquablement menacé après une telle déroute. Certes pas dans sa pérennité mais au moins dans son unité. La bataille interne qui s’est en réalité déjà engagée depuis de longs mois décidera des recompositions à venir. Le coup de barre à gauche qu’incarnerait un Fabius est loin d’être la seule hypothèse envisageable au sein du PS. Elle est même pour certains à cent lieues de la réalité du scrutin. Car le score, la posture et l’attitude de François Bayrou engagent selon eux Dominique Strauss Kahn  à occuper un espace vers le centre avant que le candidat aux 18 % ne s’impose comme le propriétaire de la parcelle. Ségolène Royal a préempté la place mais le premier secrétaire actuel, attaqué de toutes parts, refusera de lui laisser une fois de plus la place.
Ceux qui furent au cours de cette campagne à la gauche du PS ne peuvent manquer de s’impliquer dans la lecture qui sera faite du scrutin. Il faudra à une gauche responsable se démarquer des « On l’avait bien dit » pour peser et annoncer sa disponibilité pour une reconstruction qui s’effectuerait sur des bases clairement antilibérales. Il lui faudra à nouveau jouer les équilibristes pour ne pas succomber aux sirènes de ceux qui veulent simplement faire un coup. Il lui faudra se structurer pour des joutes à nouveau repoussées. Si une telle position ces derniers mois a parfois été dure à tenir, elle doit au moins permettre d’aborder ce moment avec la sérénité de ceux qui ne se seront pas reniés et auront au final conservé leur liberté. 

François COCQ  07 / 05 / 2007

    • Vacances indécentes et choquantes

Il s’agit d’un communiqué de presse du premier Secrétaire du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), Georges SARRE.

Les premiers jours du Président élu Nicolas Sarkozy sont choquants. D’abord, parce qu’il multiplie les symboles d’appartenance à la « jetset » : dîner et nuit au Fouquet’s, avion privé, croisière en yacht. Venant de celui qui s’est fait élire sur la réhabilitation du travail, les travailleurs français apprécieront ! Quel travailleur français peut se payer ainsi un séjour en yacht, pour vingt SMIC par jour ? Il ne suffirait pas de faire des heures supplémentaires !

Ensuite parce que le Président élu démontre ostensiblement sa collusion avec les grandes puissances financières, en n’hésitant pas à bénéficier des largesses de Vincent Bolloré, propriétaire du yacht.

Un Président en phase avec les classes populaires, un Président indépendant de tous les lobbies et soucieux de l’intérêt général… Voilà le chef de l’Etat que, manifestement, Nicolas Sarkozy n’a pas l’intention d’être.
Ces quelques jours montrent avec force la nécessité de ne pas laisser les coudées franches à Nicolas Sarkozy, et de faire vivre les idées républicaines et sociales, en élisant le plus grand nombre possible de députés appartenant aux forces de progrès.

Le MRC, seul ou en alliance, lance toutes ses forces dans cette bataille.

Georges SARRE  09 / 05 / 2007

    • Livret A : un coup dur porté par la Commission européenne

Il s’agit d’un communiqué de presse du premier Secrétaire du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen).

La décision de la Commission de Bruxelles de demander à la France d’autoriser d'ici à neuf mois toutes les banques privées à distribuer le Livret A, est une nouvelle application du dogme européiste et ultra-libéral : tout doit être soumis à la concurrence, dans tous les domaines, et les Etats ne doivent plus avoir aucune latitude pour laisser au secteur public, ou  aux entreprises à participation publique, la moindre situation de monopole, même justifiée par l’intérêt général.

Si le gouvernement français se soumet au diktat de la Commission, les conséquences seront dramatiques pour la Poste, dont les bureaux, surtout dans les zones rurales, font des opérations sur les Livrets A une de leurs activités principales.
D’autre part, la réorientation vers d’autres produits d’épargne des clients de la Poste et de la Caisse d’épargne possédant un livret A, aura des répercussions négatives sur le financement du logement social et de la rénovation urbaine, largement financés par cette collecte d’épargne.

C’est pourquoi le gouvernement doit s’opposer par tous les moyens à la décision de la Commission, et pour commencer, en déposant un recours devant les juridictions européennes compétentes.

Georges SARRE  11 / 05 / 2007

    • « Travaillez plus pour gagner plus », ou comment dévaloriser le travail

            Nicolas Sarkozy a fait de la phrase suivante, « Travaillez plus pour gagner plus », un des slogans les plus emblématiques de sa campagne électorale victorieuse. Par ce moyen, il voulait apparaître comme proche des préoccupations des « classes laborieuses », l’ami de « la France qui se lève tôt », comme celui qui allait revaloriser la valeur travail dans la filiation des Jaurès et autres Blum. Il faut avouer que le stratagème, pourtant grossier, a plutôt bien fonctionné et a joué un rôle qu’on ne saurait sous-estimer dans son succès.
            Stratagème qui confine en définitive purement et simplement à l’imposture. Car une telle formule revient à nettement dévaloriser le travail. En effet, cela signifie que le travail n’est pas assez rémunérateur pour le salarié de base, que la durée légale de travail ne permet pas de gagner suffisamment d’argent afin de faire face aux besoins quotidiens et immédiats de sa vie. Il serait donc nécessaire de travailler plus pour pouvoir prétendre à davantage. Par conséquent, en cas de revenus jugés insuffisants, la seule responsabilité en incomberait au pauvre salarié coupable de ne pas vouloir travailler davantage comme le leitmotiv sarkozyste l’y incite. On s’aperçoit bien qu’il s’agit d’un raisonnement, au premier abord logique et séduisant, mais en réalité fondé sur une mécanique infernale conjuguant mépris du travail et culpabilisation permanente des salariés.  
            Ce slogan signifie également que Nicolas Sarkozy doit considérer que les salaires sont assez élevés en France. C’est escamoter totalement la pourtant fondamentale question salariale. La question du pouvoir d’achat est réglée non par une mise à plat des salaires, mais par un recours généralisé aux heures supplémentaires.
            C’est en cela que réside l’escroquerie du discours du nouveau président de la République : s’il est nécessaire de procéder à une intensification du travail à fournir pour qu’il devienne enfin rentable, c’est que sa valeur en est d’autant plus réduite. La gauche devra porter le fer sur cette question de la valeur travail qu’elle est en passe de se faire confisquer avec démagogie par la droite. C’est par ce genre de débat que passe la reconquête idéologique et culturelle indispensable à la construction d’un projet alternatif de transformation sociale.

Francis DASPE  13 / 05 / 2007 

    • Quelle bonne nouvelle ?

Ce texte est paru dans la rubrique « Courrier des lecteurs » de Sud-Ouest Dimanche du 13/ 05/2007.

Une bonne nouvelle au moins fait l’unanimité après ces élections. Le score du FN a baissé. Les idées sont-elles encore là, s’attaque-t-on aux racines du mal ? A quoi bon s’interroger, le score du FN a baissé, voilà la bonne nouvelle. Un nouveau berger a ramené les brebis égarées dans son troupeau à lui, avec le même sifflet. Elles n’ont pas moins peur, croient toujours que l’immigration est le méchant loup. Peu importe. Le score du FN a baissé.
Les flux migratoires et la proportion des immigrés en France sont inférieurs aux principaux pays européens, le regroupement familial, marginal, et l’immigration dans son ensemble, inéluctable, sont économiquement bénéfiques, et le seront de plus en plus jusqu’à devenir vitaux pour tous les pays européens vieillissants.
A la condition justement que nous facilitions le brassage. Ne parlons pas de tout ça. Racontons même plutôt l’inverse. L’essentiel n’est pas de les raisonner mais d’attirer les électeurs ailleurs, quitte à exploiter les mêmes ressorts, la peur, l’amalgame, la stigmatisation, la division. D’après François Héran, directeur de l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) : « demeure fortement ancrée dans l'opinion l'idée selon laquelle les immigrés profiteraient abusivement de la protection sociale au détriment des français, parce qu'ils arriveraient en nombre sur le territoire et qu'ils auraient ensuite beaucoup d'enfants ». Autant d’idées reçues qu’il réfute une par une, chiffres à l’appui.
Au lieu d’entretenir les distorsions entre perception et réalité, les politiques feraient bien de les dissiper. Ce serait plutôt ça, la bonne nouvelle…

Vincent MAROT  13 / 05 / 2007

S'il n'est, en soi, pas malsain de s'interroger à gauche sur les raisons d'un échec, les socialistes auraient sans doute à faire preuve de plus de sérénité. Dans une chorale sans chef d'orchestre qui tourne au tintamarre on n'entend plus que des voix discordantes. Le pire effet pour des citoyens atterrés qui voient se profiler les vieilles rancoeurs et les ambitions mal dissimulées derrière des arguments souvent creux. Un peu facile les critiques en tous genres et ad hominem, qui éludent peut être la seule question qui vaille : en quoi, la gauche dans son ensemble n'a-t-elle voulu ou su se faire entendre des Français pour incarner une alternative crédible au néolibéralisme, machine à produire de l'inégalité et à détruire les solidarités ?
Si la réponse était simple et purement conjoncturelle, cela se saurait déjà. Parce qu'elle appelle une réflexion nourrie des différents apports d'une gauche pluraliste, il faut de la méthode, de la discipline et aussi beaucoup d'audace. Tout le contraire d'une approche vindicative qui désigne les boucs émissaires avant même de s'intéresser au fond. Et d'abord à la question idéologique tant il apparaît nécessaire de comprendre cette déroute culturelle d'une gauche complexée de sa double affiliation républicaine et socialiste. Faute d'avoir gagné la bataille des idées dans les années 80, nous avons renoncé à notre projet avec les conséquences que l'on sait sur la crise idéologique durable de la gauche. Les clefs de la conquête des pouvoirs ne résident-elles pas d'abord dans la capacité d'articuler la défense d'un projet avec les valeurs qui lui donnent sens ?

Car c'est bien à la façon d'un Jaurès qu'il appartient aujourd'hui aux progressistes de relever les défis républicains. Ces défis appellent bien sûr des réponses programmatiques et d'abord sur la question sociale. Sur ce plan, en dépit d'insuffisances et parfois d'incohérences, nous ne partons pas de rien. Et la gauche dans cette campagne législative devrait faire prévaloir ses réponses en critiquant de pied ferme la logique inégalitaire de la droite.
Ces défis relèvent aussi d'une reconquête de l'hégémonie culturelle. Gramsci évoquait autour des années 30, la nécessaire guerre de positions idéologiques, à l'intérieur de la société civile, qu'il différenciait de l'attaque frontale contre l'Etat bourgeois. Comme le rappelait récemment sur son blog, Jean Pierre Chevènement, citant Jaurès, « l'Etat exprime un rapport de force entre les classes ». Et la question, n'en déplaise aux schémas de l'extrême-gauche, n'est plus aujourd'hui celle de la prise du Palais d'hiver mais celle d'incarner l'intérêt général. Jean Pierre Chevènement nous dit avec raison que « le projet de M. Sarkozy ne se réfère à l'intérêt général que dans le cadre d'une mondialisation financière dont il accepte de jouer le jeu, s'étant déjà lié les mains en renonçant à vouloir modifier les statuts de la Banque Centrale européenne. Or, l'intérêt général ne saurait se dissocier des intérêts à long terme du monde du travail »… « Entre les intérêts du monde du travail et ceux des multinationales (ou, si l'on veut être plus rigoureux, du capital financier mondialisé), je ne vois que trop bien le rapport de forces que le gouvernement de M. Sarkozy établira. Plutôt que de « jouer le jeu », il faudra plus que jamais peser pour changer la règle du jeu. C'est ce que nous essaierons de faire dans les temps à venir. »

Quand Jean Pierre Chevènement aborde avec lucidité les vraies questions il nous ramène sans doute au seul combat essentiel : celui du camp républicain et progressiste qui doit s'affirmer avec force et détermination pour rassembler et entraîner.

Xavier DUMOULIN  23 / 05 / 2007  http://sr07.unblog.fr/

  • Convocation à la réunion de travail de l’AGAUREPS-Prométhée du 27 juin 2007

A Langon, le 20 mai 2007

Chers camarades,

L’AGAUREPS-Prométhée vous convie à une réunion de travail le Mercredi 27 Juin 2007 à l’Athénée municipal de Bordeaux à partir de 19 heures.

Ordre du jour :

  1. Perspectives de développement et d’action
  2. Examen de l’actualité politique et sociale
  3. Débat. Thème proposé :

■ Environnement et développement durable : quelles urgences ?

Amitiés républicaines et sociales de gauche.

Pour l’AGAUREPS-Prométhée,
le trésorier et secrétaire administratif
 Francis Daspe