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Les Brèves du mois de l'AGAUREPS-Prométhée

 

Eté 2007

  • Réhabiliter l'égalité

La Gauche n’est pas atone. La Gauche n’est  pas inaudible. Elle est dépecée, vidée de sa substance par le nouveau grand prêtre élyséen. Sous couvert de références aux figures historiques telles Blum, Jaurès ou Guy Moquet, celui-ci la convie à glisser hors de ses bases. Pas forcément pour rejoindre celles que lui-même a dessinées, mais au moins pour désorienter un peu plus cette gauche en manque de repères.
A l’heure où chaque sensibilité, courant, organisation, appelle à la refondation, il va tout de même être nécessaire en préalable d’en définir le substrat idéologique. Et d’établir par là même naturellement des clivages. Cela est nécessaire, non pas pour le plaisir de s’affirmer ou de se singulariser, dans une période où l’on voudrait pourtant que nous nous fondions tous dans une même soupe originelle, mais parce que  les bases sur lesquelles repose notre vision de la société ne sont tout simplement pas les mêmes.
Nous ne proposons pas d’établir ici un catalogue, même si une analyse plus ou moins exhaustive s’imposera à terme. Examinons modestement une idée sur laquelle s’est affermie historiquement la notion de gauche et de droite et qui sépare encore fortement aujourd’hui, dans l’analyse qu’ils en font, les femmes et les hommes des deux camps : la notion d’inégalités.

On sait que la Droite actuelle s’est en grande partie constituée sur une vision économiste des choses. Que ce soit pour les classiques ou les néo-classiques des XVIII° et XIX° siècles, avec toutes les nuances qui s’imposent, les inégalités matérielles sont les sources mêmes de l'efficacité sociale. Pour les libéraux, si la liberté individuelle peut et doit se coupler à l'égalité juridique, elle n'est en aucun cas compatible avec l'égalité des biens. A l’inverse, si la Gauche prend acte de différences initiales, elle attribuait jusqu'alors celles-ci aux conditions d’existence ou plus prosaïquement à l'histoire des rapports de classe, ou encore en termes marxistes aux rapports de classe dans l'Histoire. D’où la nécessité, pour une Gauche, qui s’était forgée sur des valeurs morales, de ne pas se résigner à cet état de fait et de le corriger. L'égalité était alors bien plus qu'un but vers lequel tendre : c'était le stade qui permettrait l'épanouissement de chacun et l'émancipation de tous. L'égalité républicaine.
Or ces dernières années, le terme égalité a été décliné sous diverses formes. A son sujet, plusieurs ambitions se côtoient désormais et plusieurs gauches peuvent donc se distinguer. L’une d’entre elles croit aujourd’hui être au bout du chemin. Elle considère en effet que l’égalité des droits, pour partie acquise, constitue la condition nécessaire et suffisante pour que chacun puisse jouir dignement de sa vie et en tirer le parti qu’il souhaite. Il ne s'agit pourtant là à la vérité que d’un glissement vers une culture libérale, car elle confère à chaque individu la responsabilité pleine et entière de sa propre situation.
            L’aspiration à une vraie égalité doit, elle, viser à corriger les inégalités sociales afin que chacun puisse bénéficier dans les mêmes conditions des mêmes droits. A cet égard, elle se doit d'être ambitieuse sur les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir : éducation, services publics, accès à la culture, mais aussi protection sociale, droits de succession et politique de l'impôt redistributive.

Cette distinction insidieuse entre les deux gauches, nous la voyons à l’œuvre depuis de trop longues années. Elle a été l’une des causes de la vague du sociétal, qui s’est substituée, depuis le début des années 80, et plus encore à la chute du mur de Berlin, à la question des rapports de classes. Conjuguée à la prégnance nouvelle des droits de l'homme, elle a entériné une situation d'hétérogénéité entre les individus en offrant à chacun la liberté de s'en sortir. Ou non...Elle a aussi été décisive dans le discours de la candidate socialiste lors de la dernière campagne présidentielle. Sous couvert de justice (ordre juste etc...), elle voulait responsabiliser encore un peu plus chaque français. Et ne nous y trompons pas: il ne s'agissait en aucune façon de détails sémantiques mais d'expressions employées à dessein afin d'inculquer aux électeurs ce que devaient être les nouvelles valeurs de gauche. Il est heureux de constater que ces derniers, nourris au plus profond d'eux même de l'héritage et des valeurs de leur camp, ont accompagné sans enthousiasme Ségolène Royal dans son duel contre Nicolas Sarkozy. Avant tout, pour rassembler la gauche, il faut lui rester fidèle.
Alors il serait sans doute abusif de dire qu’une certaine gauche court après la Droite. Mais il faut reconnaître que par peur d’être stigmatisée et traitée d'archaïque, elle n’ose plus assumer ses ambitions. Cette gauche a ouvert la porte du rassemblement à Nicolas Sarkozy. La refondation et la reconquête passent pourtant par le fait de savoir qui l'on est et d’où l’on vient. Car les rapports de classe n’ont malheureusement pas encore suffisamment changé, bien au contraire, pour que l’on puisse se passer d’œuvrer en leur nom à la transformation sociale et à l'avènement de la République. Face à une droite décomplexée, la gauche doit être fière d’elle-même et se revendiquer encore et toujours comme une force de progrès. Donc travailler encore et toujours à l'égalité.

François COCQ  28 / 06 / 2007       
 

  • Communiqué du MARS-Gauche Républicaine relatif à la suppression de 10 000 postes dans l'Education Nationale

            L'annonce ce jeudi par Xavier Darcos, au détour d'une interview, de la suppression de 10 000 postes dans l'Education Nationale, ne manque pas de nous interpeller. Au delà de la volonté du gouvernement de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, il y a bien là un mouvement de fond qui vise à démanteler le service public d'éducation.

            La logique comptable du ministre ne saurait en effet répondre à l'approche qualitative qui devrait être privilégiée pour notre Ecole. Il est paradoxal de lui trouver les pires maux lorsqu'il s'agit du diagnostic et de supprimer des moyens lorsqu'il s'agit d'apporter des réponses concrètes. L'éducation nationale n'est plus désormais pour le gouvernement Sarkozy-Fillon qu'une simple variable d'ajustement comptable.
            Il est également important de rapprocher cette annonce de l'abrogation progressive de la carte scolaire qui rentrera tant bien que mal en vigueur à la rentrée prochaine et qui génère un certain affolement dans les inspections académiques du fait de la précipitation et du flou des directives de mise en oeuvre. Ces suppressions de postes vont toucher en premier lieu les assistants d'éducation et les personnels d'encadrement dont beaucoup travaillent dans les établissements réputés difficiles. Moins d'adultes dans ces établissements, un départ des élèves moteurs, tous les ingrédients sont réunis pour que certains collèges et lycées deviennent de vrais ghettos scolaires. Il sera facile alors de stigmatiser certains publics !

            Tout cela est décidément bien loin du service public d'éducation que défend le MARS-Gauche Républicaine. Parce que l'Ecole doit être à la fois un lieu d'épanouissement personnel et le levier pour trouver sa place dans la société et dans le monde, nous nous devons de lui donner les moyens de répondre à ces exigences. Les coupes sombres qu'on lui réserve attestent que malheureusement cette ambition est loin d'être partagée par la nouvelle équipe gouvernementale.

                        MARS / Gauche Républicaine  28 / 06 / 2007

 

Depuis les premières générations de socialistes révolutionnaires, il est d'usage à gauche de marquer son territoire idéologique à l'encre rouge. Karl Marx, le premier, s'insurgeait contre les anarchistes avant de s'en prendre au programme platement réformiste des socialistes allemands. Son gendre, Paul Lafargue, à qui l'on doit l'importation en France d'un pseudo-marxisme, dogmatique, mécaniste et sectaire, très éloigné de l'œuvre originale et géniale, fut avec Jules Guesde un terrible pourchasseur des hérésies socialistes au premier rang desquelles, jugeaient-ils alors, figurait la puissante pensée de Jean Jaurès. Il fallut des hommes comme Edouard Vaillant (lui-même originairement blanquiste et donc à la fois jacobin, patriote et révolutionnaire) pour concilier enfin les protagonistes. Et je pourrais citer les interminables polémiques entre « possibilistes », guesdistes et d'autres tendances comme celle qu'incarnait alors Jean Allemane, authentique figure du prolétariat révolutionnaire et de laquelle se réclamait Lucien Herr dont l'influence intellectuelle sur Jaurès fut parait-il décisive dans sa « conversion au marxisme ». Allemane, à l'origine de tendance possibiliste, devint vite  scissionniste du parti de Paul Brousse et fonda le PSOR.
Tout dans l'histoire socialiste est affaire de débats d'une richesse parfois phénoménale mais souvent pervertie par une dérive sectaire générant divisions de chapelles et excommunications… L'histoire des congrès ouvriers de la période post-communarde en constitue une excellente illustration. C'est grâce à la soif d'unité d'un Jaurès que se réalisa enfin, en 1905 au congrès du globe à Paris,  l'unité organique du prolétariat dans la section française de l'internationale ouvrière.

Y aurait-il un destin du socialisme français condamné à reproduire les mêmes tares séculaires ? La réalité actuelle pousserait  à considérer les choses sous cet angle si nous n'avions par ailleurs ces puissants modèles rédempteurs au travers  d'hommes de synthèse au  génie intellectuel et politique  reconnu de tous. Je veux évoquer Jean Jaurès, l'homme de la synthèse républicaine et socialiste, et Pierre Mendes-France, ce rénovateur du radicalisme, tout à la fois pragmatique et visionnaire. Tous deux savaient modérer l'appétit de pouvoir. Tous deux s'appliquaient à mettre en harmonie la parole et les actes. La vérité guidait leurs pas.
Aujourd'hui la gauche du  vingt et unième siècle a d'autres horizons. Elle n'est pas dépourvue d'hommes et de femmes de tempérament, d'expérience et de talents et il n'y a aucune fatalité de l'échec et de la division. Pour peu que la raison l'emporte sur les passions, de grandes choses restent encore possibles.  A la base nous attendons des paroles et des actes à la hauteur des défis de cette période quand  triomphe l'esprit de lucre au détriment des valeurs républicaines. En hommes libres et égaux, nous voulions retrouver jadis les chemins de l'émancipation et de la fraternité. Beaucoup d'esprit civique et une conduite vraiment citoyenne ne nous rapprocheraient-ils pas d'un tel idéal ? Alors, serait-ce vraiment trop demander aux héritiers de l'esprit des Lumières de bien vouloir écouter leur raison pour purger ce « tout à l'ego » et promouvoir l'universel ?
 
                        Xavier DUMOULIN  28 / 06 / 2007   http://sr07.unblog.fr

 

  • L’attaque contre le droit de grève prend de l’ampleur… et contre tout le code du travail !

La méthode de Fillon c’est d’essayer de pervertir, de manipuler progressivement, pour mieux les asphyxier, les réflexes de défense des droits sociaux élémentaires. C’est bien Fillon qui a dit : « on ne peut pas remettre en cause les 35 h tout de suite, les esprits ne sont pas mûrs, ce sera pour la législature suivante ». Il fait pareil pour le droit de grève, il prétend s’appuyer sur la défense des usagers contre les cheminots, et puis, il parle d’étendre cela aux enseignants: il teste.
Pour arriver à ses fins, Fillon est obligé de mentir et d’aller, masqué, pas à pas : sa loi contre le droit de grève, ce n’est pas pour défendre, comme il le prétend, les usagers ou les parents d’élèves contre les cheminots et les profs, au contraire c’est pour empêcher les cheminots et les enseignants de défendre les usagers et les parents d’élèves.
Chacun sait que seulement 2 % des dysfonctionnements des transports proviennent des grèves, et 98 % de l’insuffisance des services publics (investissements, effectifs, matériels,…). Pareil à l’école, où Fillon, aux dernières nouvelles, veut supprimer 17 000 postes. (Forcément, il faut compenser les 15 milliards de remises d’impôt accordées aux familles les plus riches !).

Fillon commence par exiger que les grévistes et non grévistes se « dénoncent » à leurs directions hiérarchiques 48 h avant la grève ! Imaginez les ravages d’une telle loi : celui qui se déclare risque les pressions les pires, celui qui ne se déclare pas, ne peut se raviser, et on n’a pas le droit libre d’hésiter !
Puis, il exige qu’ils votent à bulletins secrets, au bout de huit jours de grève… Imaginez le moyen de pression, de chantage patronal ! Cela, pas seulement pour le secteur public mais pour toutes les entreprises !
Car, à partir des cheminots, Fillon, en plein été, est passé aux enseignants, et  des enseignants, il est passé aux 16 millions de salariés du privé. On n’en est plus à assurer le service minimum dans les transports, on en est à une atteinte généralisée contre le droit constitutionnel de grève. C’est le dessus et le dessous de l’iceberg, tout cela ne concerne en fait plus du tout le « service minimum » : cela concerne tous les métiers et le droit de grève en général…

Le rejet de cette atteinte fondamentale, anticonstitutionnelle, au droit de grève doit donc être le fait de toutes les catégories de salariés…
Ne pas se laisser saucissonner, comme Fillon l’a fait sur les retraites, en opposant privé et public, 37 et 40 annuités, pour ensuite tirer vers 41 et 42 annuités : sa méthode est la plus virulente, la plus perverse pour mettre à bas l’édifice de notre droit social et de notre droit du travail.
Il veut aussi supprimer le « premier tour » des élections professionnelles réservé aux syndicats : il facilitera avec un seul tour, les officines para syndicales, anti-syndicales, créées par les patrons eux-mêmes. Il veut aussi restaurer le travail dominical interdit à l’unanimité depuis 1906… Il veut et cela rôde secrètement derrière tout cela, réécrire totalement un nouveau code du travail, cent ans de reculs, qui entrera en vigueur pour sa partie législative le 1er septembre 2007, pour ses parties réglementaires les 1er janvier et 1er mars 2008. Unité intersyndicale public et privé, en défense des droits fondamentaux des salariés !

Gérard FILOCHE  18 / 07 / 2007

  • François Fillon confond démocratie et démagogie

Il s’agit d’un communiqué de la Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics relatif à la loi instituant un service minimum dans les transports.            
Le premier ministre, en exécuteur zélé des décisions sarkoziennes, a une obsession : « aller vite ! ». Tout en parlant quotidiennement dans les médias, de dialogue et de négociation, sans jamais prendre le temps de les organiser vraiment, Il veut faire avaliser par le Parlement, pendant la période estivale, tout un arsenal de projets de loi remettant profondément en cause, aussi bien dans l’entreprise que hors du travail, le système de protection sociale et les libertés publiques.  
            Avec le projet  sur le service minimum,  voulu aujourd'hui dans les transports, évoqué pour demain dans l'éducation nationale et pourquoi pas ensuite étendu à l'ensemble du salariat, une attaque décisive contre le droit de grève est déclenchée. Elle s’accompagne des grosses ficelles de mise en scène habituelles que sont les propos rassurants et surtout la division entre les usagers et les travailleurs. 
            Comme le dit Matignon, « il n'y a pas de sujet interdit quand il s'agit de rendre le meilleur service aux usagers ».

            Mais justement, de qui se moque-t-on ? Des usagers qui manifestaient ce 18 juillet pour la modernisation de la ligne Béziers-Neussargues, après des années de lutte pour le développement des dessertes voyageurs nationales et régionales, la reprise d’un trafic marchandise et le ferroutage ?
            Ou peut-être de ceux qui défendent leurs hôpitaux et maternités de proximités comme au Pertuis, à Ambert ou Qimperlé afin d'obtenir une égalité d'accès aux soins partout sur le territoire ?
            A moins que ce ne soit des parents d'élèves qui vont de nouveau entrer en résistance contre les fermetures de classes à la rentrée de septembre, conséquences logiques des 17 000 postes que le gouvernement compte supprimer ?
            Ou encore plus globalement des usagers de l'ensemble des services publics qui voient depuis plus de 20 ans disparaître cette garantie d'égalité et de solidarité que représente encore le service public, aux seuls motifs de rentabilité et de spéculation des groupes privés comme le démontrent par exemple les scandales de la tarification de l'eau ou des renseignements téléphoniques?

            Les Collectifs de défense et de développement des services publics et donc les usagers qui les composent, aux côtés de salarié-e-s et d’élu-e-s, savent depuis longtemps que ce ne sont pas les grèves qui sont responsables de la détérioration du service rendu aux usagers ! Bien qu’elles leur coûtent chères, elles sont autant de signaux d'alarme lancés en désespoir de cause par les salarié-e-s aux gouvernants et aux dirigeants d’entreprises pour alerter sur les conséquences dramatiques des réductions de moyens et des abandons de missions que ces derniers ont décidés et dont l'ensemble des citoyen-ne-s, notamment les plus démuni-e-s, souffrent au quotidien !
            Plus globalement, nous estimons nécessaire et urgent de FAIRE CONVERGER L’ENSEMBLE DES LUTTES pour l’existence et la qualité du service public, qu'il s'agisse des franchises médicales, de la directive postale, de l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence ou encore de l’éducation nationale et des transports. 
            Face à la démagogie, offrons un cadre unitaire avec l'ensemble des salariés des services publics et du privé, les usagers et les élus, pour affirmer qu'il ne peut y avoir de « République sans Service Public » !.

Transmis par Christian NGUYEN  20 / 07 / 2007

Monsieur Sarkozy a de la suite dans les idées mais il a de bien mauvaises idées. Il croit à son génie et à sa destinée. Vous allez voir ce que vous allez voir, se convainc sans doute ce président agité en pressant son entourage de conduire à pas de jogging son satané programme ! Mesures symboliques et réformes profondes s'enchevêtrent pour signifier à une opinion engourdie et ébahie sa fidélité à son projet de rupture. Enrichissez-vous ! A bas le fiscalisme et dehors la chienlit ! La droite, la vraie, gouverne… et ne fait pas semblant. Et tous les empêcheurs de tourner en rond n'ont qu'à bien se tenir ! Avis aux grévistes ! Et pas de quartier pour les récidivistes et les clandestins !

La logique de cette politique repose sur une vision économique libérale couplée d'une idéologie néo-conservatrice sur fond de volontarisme, un peu Second Empire. La cohérence ? Inutile de se prendre la tête. On fait dans la caricature : d'un côté l'ordre, l'initiative, le travail, l'argent, l'effort récompensé ; de l'autre le laxisme, l'assistanat et la bureaucratie envahissante et parasitaire. Les réponses ne coulent-elles pas de source ? Pour donner le change N. Sarkozy use de faux-semblants et de longues litanies ; les franchises sont pour la recherche et la prise en charge de l'Alzeimer, les exonérations des cotisations,  pour permettre aux salariés de gagner plus, les suppressions de postes dans la fonction publique,  pour mieux payer les fonctionnaires…  Comment aller à l'encontre de si bonnes intentions ? Franchement, les yeux dans les yeux…
Cette ambiance idéologique délétère se répand dans la plus grande confusion des genres. En réalité, d'où vient l'argent facile ? De quelques aides aux plus fragiles, toujours allouées sous conditions sociales peu enviables quand les revenus du travail décrochent par rapport à ceux du capital ?   Ou bien des stock-options, des revenus du capital et de la rente ? Mais qui sont alors  les profiteurs du système ?
Les remèdes de chien de notre docteur Diafoirus, partent d'un diagnostic vicié pour une thérapie de choc qui pourrait bien être fatale. La redistribution à l'envers c'est un manque à gagner considérable avec un effet mécanique sur le niveau d'endettement sauf à tailler dans le vif des dépenses publiques, d'où les suppressions de postes de fonctionnaires par dizaines de milliers. C'est assurément de l'argent qui va à l'argent et non à la consommation dont on connait l'impact décisif sur la croissance et l'emploi. Les franchises, ce sont des bombes à retardement pour tous ceux qui diffèrent les soins et se trouvent ensuite dans une situation sanitaire aggravée. Ce dispositif n'est-il pas la négation d'une politique de prévention dont on sait l'importance ? En raison d'un prétendu service minimum, c'est la remise en question du droit de grève. Dans tous les domaines, c'est le triomphe d'une réaction contre l'Etat social, la protection des travailleurs et des plus vulnérables.

Le sens caché de cette boulimie de réformes - autant iniques qu'ineptes - mérite d'être dénoncé avec la sévérité qui sied à pareille entreprise de destabilisation économique, sociale et idéologique. Le non sens est au pouvoir d'un pouvoir pourtant chargé de sens.

Xavier DUMOULIN  01 / 08 / 2007   http://sr07.unblog.fr