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Les Brèves du mois de l'AGAUREPS-Prométhée

 

Mars 2007

  • Confusion ou récupération à propos de la « grande coalition » en Allemagne ?

            Dans le déroulement de cette campagne des présidentielles, on se réfère facilement aux prétendus modèles étrangers. C’est le cas de ce qui s’est passé en Allemagne avec la mise place l’an dernier d’une « grande coalition » rassemblant dans un même gouvernement les deux principaux partis politiques d’outre-Rhin, les sociaux-démocrates du SPD et les démocrates-chrétiens de la CDU-CSU.
Certains, voulant occulter la réalité des clivages idéologiques structurant la vie politique française, voudraient éventuellement transposer cette formule chez nous. C’est le cas notamment de François Bayrou. L’argument s’appuie sur un soi-disant rejet de la part de nos concitoyens du clivage entre la droite et la gauche. Ce qui est en réalité inexact, car ce n’est pas parce que le libéralisme triomphant a effectivement conduit à une atténuation des différences existant entre ces deux camps dans l’exercice de responsabilités gouvernementales que nos compatriotes considèrent que ce clivage doive rester définitivement invalide.

            Il est également avancé que les électeurs allemands, dans leur sagesse, auraient voulu, en les y forçant, que les représentants des deux grandes formations politiques s’entendent à gouverner ensemble. Cette présentation des faits ne correspond pas à la réalité : celle-ci est outrageusement travestie, on ne sait pas trop si c’est par confusion candide ou récupération purement politicienne. La « grande coalition » à l’allemande résulte au contraire d’un double rejet de l’électorat exprimé de manière concomitante (c’est dans la concomitance que réside en fait la particularité de la situation allemande, car habituellement la non concomitance de ces rejets successifs ouvraient la voie à l’alternance).
Un nombre insuffisant d’électeurs voulait que les sociaux-démocrates de Schröder continuent à gouverner, un nombre trop restreint d’électeurs souhaitaient l’arrivée au pouvoir dans le cadre de l’alternance des démocrates-chrétiens de Merkel. En aucun cas, une majorité d’Allemands n’a voulu ce gouvernement de « grande coalition » qui s’est en fait imposé par défaut. Ce dernier n’est en aucune manière le produit d’une volonté clairement affirmée des électeurs allemands.
            Faire croire le contraire constitue une simple stratégie intéressée qui reprend à son compte sous une forme à peine déguisée les ressorts de l’ancien apolitisme. Le but est de mettre en sourdine le débat idéologique de fond qui plus que jamais est nécessaire à la vitalité du débat politique. Un vote de double rejet n’a jamais signifié un vote d’adhésion, qui plus est à l’ensemble constitué par les deux parties ainsi désavouées dans les urnes !

Francis DASPE  26 / 02 / 2007

  • Réflexions sur la notion de génocide

            L’arrêt rendu par la Cour internationale de justice indiquant que la Serbie ne pouvait être accusée de génocide pour les massacres de musulmans en Bosnie, notamment dans l’enclave de Srebrenica, a relancé le débat sur la notion juridique de génocide.
            La notion de génocide est apparue dans le droit pénal international au lendemain de la seconde guerre mondiale. Elle constitue le niveau le plus élevé des crimes contre l’humanité que les atrocités nazies et japonaises avaient rendues mis en exergue. La définition qui en est donnée suppose « l’intention de détruire en tout ou partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Elle coïncidait parfaitement avec l’extermination systématique des Juifs réalisée à grande échelle par les nazis.

A posteriori des événements, nombreux sont les historiens à considérer que les massacres et les déportations d’Arméniens par l’empire ottoman au cours de la première guerre mondiale relèvent également de la catégorie du génocide. Le seul génocide qui ait été reconnu comme tel au cours de la seconde moitié du XX° siècle furent les massacres en 1994 au Rwanda d’environ 800 000 Tutsis effectués en quelques semaines seulement par les extrémistes Hutus.
            Outre les événements de Bosnie, un autre massacre n’a pas reçu la qualification de génocide par la communauté internationale. Il s’agit des horreurs perpétrées par les khmers rouges au Cambodge. Les victimes cambodgiennes avaient en effet succombées sous les coups de compatriotes cambodgiens pour des motifs d’opinion politique présumée ou d’origine sociale. Les motivations d’ordre ethnique ou religieux y étaient absentes.
En ce qui concerne la guerre de Bosnie, le cas est notoirement plus complexe. Les massacres de Srebrenica en juillet 1995 ont été considérés comme un génocide, même si le fait d’avoir épargné lors de la reddition de la ville les femmes et les enfants indiquait l’absence d’intention d’élimination systématique des Bosniaques musulmans. Les massacres des hommes prisonniers auraient pu alors correspondre au seul crime de guerre. Les autres massacres au cours de cette guerre de Bosnie à partir de 1993 n’ont pas été reconnus comme un génocide. 

            Le risque d’utiliser de manière indue la notion de génocide existe. Cela est cependant parfois nécessaire si l’on veut alarmer et sensibiliser les opinions publiques devant des catastrophes en gestation afin de les inciter à réagir à temps. C’est par exemple le cas du Darfour au Soudan pour qui la question de génocide se pose sans aucune exagération.
La confusion est pourtant facilement compréhensible. Elle résulte du fait que tous les crimes contre l’humanité sont absolument horribles et choquants. Mais tous ne relèvent pas pour autant de la notion de génocide. Le danger de banaliser, et donc de galvauder, le crime de génocide est bien réel. Ce serait une très mauvaise chose, même si cela ne doit pas atténuer la condamnation de tels actes de barbarie.

Thierry DONGUAT  02 / 03 / 2007

  • L’enseignement de la langue française au collège

            Après celui sur l’apprentissage de la lecture, notre ministre de l’Education nationale lance le chantier de la grammaire … Je ne suis pas  de son bord politique, mais il me faut reconnaître que je soupire d’aise et adhère à la plupart des points défendus dans le rapport de M. Bentolila, tout en en déplorant le caractère inachevé ; il ne se penche en effet que sur les apprentissages de base, à savoir classes et fonctions. Il me semble urgent, en effet, de revoir complètement l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe, ce point faible de notre enseignement, au collège notamment.
La réforme des programmes de français obligeant les professeurs, par souci de cohérence, à travailler en séquences et à appliquer les résultats de la recherche universitaire en linguistique a produit des dégâts indiscutables chez nos chères têtes blondes (châtains et brunes également, d’ailleurs). Ceux-ci se retrouvent très (trop) souvent dans la situation d’un musicien à qui on demanderait de jouer une symphonie sans jamais avoir fait ses gammes.  C’est ainsi que la plupart des élèves qui arrivent en 3° ne connaissent ni les temps, même ceux de l’indicatif, ni les conjugaisons ni les classes grammaticales de base … Le professeur se retrouve dans une situation pour le moins paradoxale : il doit leur apprendre à comprendre les nuances des textes étudiés, leur faire comprendre l’intérêt d’utiliser un présent dans un texte au passé, il doit leur enseigner les subtilités de l’accord du participe passé (qu’ils ne connaissent toujours pas, puisqu’ils ne savent pas ce qu’est un participe passé, et je n’exagère pas ! ), leur montrer toutes les façons possibles d’exprimer l’opposition alors qu’ils ne voient pas de différence entre un nom ou un verbe, ignorance fort gênante pour la maîtrise de l’orthographe, d’ailleurs… Quant à celle-ci,  je ne suis pas d’accord pour dire qu'elle est la science des ânes, sa maîtrise révèle, immanquablement, une aptitude à raisonner, à expliquer, à comprendre. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’elle est culturelle et élitiste, les enfants des familles socialement défavorisées qui jouent le jeu de l’école peuvent ( pouvaient, devrais-je dire ) s’en sortir. J’en suis un exemple vivant.
Comment en est-on arrivé là ? Non, ce n’est pas la faute des profs, ils ne font qu’appliquer (à leur corps défendant parfois) les instructions : sous prétexte d’utilitarisme, sous prétexte de démocratiser l’enseignement, sous prétexte de rendre l’enseignement de la langue attrayant, on ne devrait plus le couper de l’étude des textes. Et c’est ainsi que les ados n’étudieront (c’est-à-dire ne remarqueront) des temps, des subordonnées, des « systèmes » qu’au hasard des textes lus, au hasard des exigences d’expression écrite, (il faudra simplement imiter, sans vraiment comprendre ce que l’on fait). L’adolescent se noie dans une multitude de concepts, de métalangage où tout se vaut : « discours narratif, connecteur, figure de style, phrase exclamative,  énoncé coupé de la situation d’énonciation (expression inutilisable et la réalité qu’elle recouvre inexplicable avec les outils de la linguistique scolaire … comme l’on regrette l’ancienne opposition récit-discours que comprenaient immédiatement, TOUS les élèves ! ».  Hélas, une génération de spécialistes, de linguistes, de Meirieu, ont entrepris d’imposer leur « science ». Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?  
Revenir à un peu de bon sens, à un apprentissage ordonné, régulier et systématique permettrait aux élèves d'avoir des outils pour analyser, des outils pour faire des conversions évidentes avec les autres langues qu'ils apprennent et, peut-être, paradoxalement, auraient-ils moins le sentiment de perdre leur temps à l'école …

Christine TASIN  13 / 03 / 07

  • Euthanasie : halte à la criminalisation du personnel soignant !

Trois jours après avoir condamné Claude Duviau à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat par arme à feu de deux inspecteurs du travail, la cour d'assises de Dordogne jugera à partir d'aujourd'hui l'infirmière Chantal Chanel et le docteur Laurence Tramois, respectivement pour empoisonnement et complicité d'empoisonnement, inculpation qui peut leur valoir... 30 ans de réclusion criminelle.
Pour avoir laissé la trace écrite d'un acte que plus de 2000 soignants viennent de reconnaître avoir pratiqué dans le secret ¹, elles se voient traitées comme des criminelles, alors qu'elles ont pratiqué un acte humaniste pour offrir une mort décente à une personne en fin de vie qui en avait exprimé à plusieurs reprises le souhait.

La loi relative à la fin de vie, dite loi « Léonetti », s’est arrêtée au milieu du gué et laisse les soignants désemparés face à des situations de souffrance et de détresse, des appels au secours, auxquels ils ne peuvent répondre qu'en risquant les assises, ou bien en refusant une mort digne dans le respect du libre arbitre.
Minoritaires mais bien organisés, les défenseurs du statu quo hypocrite prétendent que le combat pour la légalisation de l’euthanasie s’opposerait au développement des soins palliatifs. Pour expliquer l’adhésion largement majoritaire à la dépénalisation dans l’opinion, ils avancent qu’il ne s’agirait que d'une revendication conjoncturelle qui n'aurait plus de raison d'être si les soins palliatifs étaient suffisamment développés. Ces arguments doivent être réfutés. Refusant cette opposition entre soins palliatifs et euthanasie, de nombreux partisans de la légalisation de l'euthanasie se battent aussi pour en finir avec les scandaleuses carences en offre de soins palliatifs.
Parce qu'offrir une mort digne respectueuse du libre arbitre ne doit plus être un secret de famille honteux, l'UFAL :
- demande, avec les signataires du Manifeste, que le débat reprenne dès le début de la prochaine législature afin de modifier la loi Léonetti, et qu'en attendant, les poursuites contre les soignants soient arrêtées ;
- apporte son soutien à Chantal Chanel et à Laurence Tramois, qu'elle considère victimes d'une représentation politique sous l'influence de lobby réactionnaire et dogmatique.

¹ Manifeste dans lequel plus de 2000 soignants (médecins généralistes, médecins spécialistes, infirmier(e)s, aides-soignant(e)s) affirment avoir « en conscience, aidé médicalement des patients à mourir avec décence ».  

Communiqué de l’UFAL  12 / 03 / 2007

  • Des bases de classes incertaines

Ce texte est extrait du blog citoyen, socialiste et républicain pour 2007 à l’adresse suivante http://sr07.unblog.fr . L’auteur est membre du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) et de l’AGAUREPS-Prométhée.

Ce qui se joue en fait c'est la recomposition des bases de classes de chaque camp. Depuis la crise de 2002, la droite et la gauche ont perdu leurs appuis populaires au profit de catégories sociales plus favorables à l'intégration européenne d'où la force de l'abstention combinée avec la montée des extrêmes.
Pour reprendre l'analyse de B. Amable, on assiste à un processus de rupture interne à chaque bloc. N. Sarkozy veut agréger des couches salariées en attente de protection, d'où son discours sécuritaire, assorti de tentative d'usurpation de Jaurès. Mais il s'adresse aussi aux indépendants, favorables à une demande de libéralisation, d'où son attractivité auprès du patronat.
F. Bayrou veut construire un bloc bourgeois pro-européen mais modérément néo-libéral. Ce projet parie sur les appuis d'une partie droitière du PS qui viendraient compléter son enracinement éprouvé à droite. Il fait l'impasse sur les couches populaires en privilégiant les couches moyennes et supérieures. Ce bloc virtuel ne correspond à aucune réalité politique structurée.

Dans cette recomposition d'ensemble, l'émergence d'un bloc socialiste et républicain, ancré à gauche, devrait partir d'une large reconquête des couches salariées du privé et du public en attente d'un nouveau compromis social inspiré par un projet politique compatible avec le pacte présidentiel de Ségolène Royal : retour en tous points à la République, à la citoyenneté, à la solidarité et au civisme, d'une part ; volontarisme économique et protection sociale renforcée dans un processus de réorientation de l'Europe, d'autre part.
La nature du projet est un facteur d'agrégation pour reconstituer une base électorale populaire, ce que nous appelions hier front de classe(s) anti-capitaliste. Il n'est pas inutile de s'interroger sur la filiation entre la base de classe et le projet quand d'aucuns spéculent sur une offre politique imaginaire perdant de vue la légitimité première de la gauche républicaine : celle de la défense et de l'émancipation du monde du travail, autrement dit la République sociale.

Xavier DUMOULIN, 14 / 03 / 2007

  • Alstom dans le monde impitoyable de la mondialisation

Voici quelques dates fondamentales de l’évolution de l’entreprise Alstom au cours des dernières années. Elles sont symptomatiques de l’environnement du capitalisme financiarisé produit par la mondialisation néolibérale.
En 1998, Alstom est mis en bourse par le président Tchuruk (Alcatel) qui pille au passage ses réserves. L’années suivante, on assiste à la fusion entre ABB et Alstom se traduisant par l’abandon des turbines à gaz à General Electric (les turbines à gaz ABB se révèlent un gouffre avec 4 à 5 milliards de pertes).
En mai 2003, Alstom est en quasi faillite. Jacques Chirac fait réunir le consortium des 60 banques (30 étrangères) créancières d’Alstom. Il manque plus de 10 milliards d’euros de cautions à Alstom. Au mois d’août de la même année, le ministre de l’Economie du gouvernement Raffarin, Francis Mer, bâtit à la va-vite un plan de sauvetage qu’il communique avec retard à la Commission européenne. En septembre 2003, la crise est ouverte avec la Commission et le commissaire à la concurrence, Mario Monti, qui veut rapprocher Alstom de Siemens.

De juin à septembre 2004, Nicolas Sarkozy, nouvellement nommé ministre de l’Economie, négocie avec Monti. En échange de la cession de 1600 millions d’euros d’actifs (turbines industrielles et surtout constructions navales de Saint-Nazaire « chantiers de l’Atlantique » vendues les premières à Siemens, les secondes au Norvégien Aker Yards), Sarkozy obtient la permission de faire monter l’Etat au capital (21 %) pour 4 ans, afin de stabiliser l’actionnariat. Le consortium des banques accorde les cautions nécessaires.
Pour l’année 2006, Alstom regarnit ses carnets de commandes (transport et énergie). L’Etat se désengage au profit de Bouygues qui prend sa place au capital (24 % aujourd’hui). Mais Alstom se comporte en multinationale et produit de plus en plus à partir de ses usines de Pologne, de Chine et du Brésil. L’effectif employé à Belfort est passé en dix ans de 8 400 à 2 800. Sarkozy veut capter à son profit tout le mérite des actions menées en faveur de Alstom. En fait, il a remplacé, dans le capital d’Alstom, l’Etat par le parrain de son fils : Martin Bouygues…

Thierry DONGUAT  20 / 03 / 2007

  • Deux femmes soudanaises condamnées à la lapidation

Il s’agit d’une pétition lancée par Amnesty International dans le but d’empêcher la lapidation de deux femmes soudanaises condamnées à la lapidation pour adultère.

Sadia Idriss Fadul (22 ans) et Amouna Abdallah Daldoum (23 ans), toutes deux originaires de la région du Darfour, dans l’ouest du Soudan, risquent d’être lapidées jusqu’à ce que mort s’ensuive. Elles ont été déclarées coupables d’adultère, et leur peine pourrait être appliquée d’un moment à l’autre.
Sadia Idriss Fadul, issue de l’ethnie four, a été condamnée à la mort par lapidation le 13 février, et Amouna Abdallah Daldoum, de l’ethnie tama, le 6 mars. Les deux femmes ont été déclarées coupables d’adultère par une instance pénale de la province de Managil, dans l’État du Gazira (centre du Soudan). Selon certaines sources, elles n’ont pas été représentées par un avocat lors de leur procès, pas plus qu’elles n’ont pu se défendre elles-mêmes, étant donné que leur langue maternelle est celle de leurs ethnies respectives, au Darfour. Les débats ont été conduits en arabe et les deux femmes n’auraient pas bénéficié de services d’interprétation. Elles doivent former un recours contre leur condamnation. Sadia Idriss Fadul et Amouna Abdallah Daldoum sont toutes deux mariées et mères de famille. Elles sont actuellement détenues dans la prison pour femmes de Wad Madani, dans l’État du Gazira. Sadia Idriss Fadul est emprisonnée avec l’un de ses enfants.

La flagellation, l’amputation et l’exécution par pendaison ou lapidation sont au nombre des peines prévues par le Code pénal soudanais, qui se fonde en partie sur la charia (loi islamique). Amnesty International ne prend aucunement position vis-à-vis de la charia, ni d’une quelconque autre forme de droit religieux. Toutefois, elle estime que ces peines sont des châtiments cruels, inhumains et dégradants, incompatibles avec les obligations qui incombent au Soudan en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Amnesty International est opposée en toutes circonstances à la peine de mort.
Sadia Idriss Fadul et Amouna Abdallah Daldoum ont été condamnés en vertu de l’article 146-a du Code pénal de 1991, qui dispose que toute personne reconnue coupable de relation sexuelle en dehors du mariage est passible d’une peine d’exécution par lapidation si elle est mariée (Muhsan) ou, dans le cas contraire (non-muhsan), d’une peine de 100 coups de fouet.

Amnesty International  23 / 03 / 2007