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Les Brèves du mois de l'AGAUREPS-ProméthéeFévrier 2007 |
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Cet article est paru dans la rubrique « Courrier des lecteurs » de l’édition Sud-Ouest Dimanche du 21 janvier 2007. Depuis 2002, le total des prélèvements obligatoires a augmenté, pendant que l’impôt sur le revenu baissait, suite aux réformes fiscales de la droite. Ce qui veut dire que la contribution s’est déplacée des plus riches vers les plus pauvres. Autrement dit, les français les moins aisés ont financé les baisses d'impôt sur le revenu des plus aisés (70% des déductions ont profité aux 10% des foyers les plus riches d'après la Cour des comptes). Vincent MAROT 17 / 01 / 2007
Il s’agit d’un communiqué du MARS (Mouvement pour Alternative Républicaine et Sociale) et de la Gauche Républicaine. Après les déclarations de Mme Merkel sur la relance du processus constitutionnel européen pendant la période de la présidence allemande, la réunion des dix-huit représentants des états qui ont accepté le projet de constitution illustre la pression mise de nouveau sur les deux peuples qui ont eu l’outrecuidance de le refuser. Pour preuve, la conclusion de cette réunion qui appelle les pays qui ont rejeté la constitution à travailler à un accord sur un texte qui préserverait « sa substance et son équilibre ». La volonté de refuser un « accord minimal » rejette même les illusions de ceux qui espéraient relancer la constitution à partir d’un compromis sur la seule partie institutionnelle. On peut d’ailleurs regretter la mollesse de la réaction française à cette réunion « fractionnelle » plutôt rare dans l’histoire de la construction européenne. M. Chirac aurait été bien inspiré de défendre plus fortement le choix démocratique de ses concitoyens en faisant par exemple remarquer que sur les dix-huit pays, seuls deux (l’Espagne et le Luxembourg) avait choisi la voie du référendum, tant la confiance dans ce qu’aurait été le choix de leur propre peuple était grande… Nul n’ignore que si le mode d’adoption parlementaire avait été préféré en France, celle-ci serait dans le « camp » du oui. Il n’en a heureusement rien été. Au-delà, la date de cette offensive à quelques mois de l’élection présidentielle en France, ne doit rien au hasard. Le but recherché est toujours de faire rentrer dans le rang hollandais et français et d’éviter toute contagion. Et le silence ou les déclarations ambiguës et parfois contradictoires sur cette question des candidats « principaux » ne lassent pas d’inquiéter quand jamais nos gouvernants n’ont clairement annoncé qu’ils respecteraient le suffrage universel en refusant définitivement que la France signe le TCE, remanié ou pas. Le Mars et la Gauche Républicaine seront particulièrement vigilants sur les réponses faites par les différents candidats à cette question essentielle. On pourrait également espérer que face à cette menace rappelée par la réunion de Madrid, les tenants du non de gauche reviennent à la raison en présentant un seul candidat à l’élection présidentielle pour être mieux à même de peser dans le sens de notre choix antilibéral. On peut au moins souhaiter que tous se rappellent que les adversaires ne sont pas parmi eux. Eric COQUEREL, Pierre CARASSUS 28 / 01 / 2007
Ce texte correspond à un échange par e-mail dans le cadre d’un débat contradictoire. Il faut arrêter de confondre antireligieux et anticlérical. Le cléricalisme, c'est l'utilisation politique du religieux et imposer à l'ensemble de la société ses conceptions religieuses (par exemple interdiction de changer de religion, de devenir athée et pouvoir l'affirmer publiquement en mangeant, par exemple, à une terrasse lors du ramadan). C'est parce qu'il n'y a pas eu de combat anticlérical aux USA que les néo-conservateurs chrétiens ont triomphé. Les néo-conservateurs islamiques dominent l'Iran (théocratie) et l'Arabie Saoudite. Pour ma part je pense que quelqu'un se définit par son appartenance à une classe, à un peuple et en aucune manière à une religion. Jacques DELAVEAU 26 / 01 / 2007
Il s’agit d’une pétition faisant suite à un appel lancé à l’initiative du mensuel « Alternatives Economiques ». Cet appel qui fait consensus sur la fonction attribuée à l’impôt fait débat au contraire sur le rôle laissé au marché dans le fonctionnement de l’économie. Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur. Transmis par Vincent MAROT 09 / 02 / 2007 |
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