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Les Brèves du mois de l'AGAUREPS-Prométhée

 

Janvier 2007

  • Les 35 heures et les heures supplémentaires : travailler plus pour gagner plus !

Ces quelques réflexions font suite au discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Agen et aux réponses qu’il a données au cours de l’émission Ripostes du 10 décembre 2006. Pour la partie technique de cette délicate et fondamentale question, je conseille de se reporter au récent livre de Gérard Filoche intitulé « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ? »

Le discours de Sarkozy et d’autres est le suivant: « on doit permettre à ceux qui ont des fins de mois difficiles de faire des heures supplémentaires ». M. Sarkozy, il faut que vous sachiez que de nombreuses personnes font des heures supplémentaires non déclarées et non payées ( travail ménager, retaper sa maison, travailler son jardin potager etc…). Toutes ces personnes n’ont pas attendu vos conseils sinon elles n’auraient jamais pu « joindre les deux bouts ».
Il y a aussi ceux qui font du « travail au noir » pour augmenter leur pouvoir d’achat fort réduit en raison des salaires faibles. Pourquoi, M. Sarkozy, n’augmenterait-on pas tout simplement les salaires et ne diminuerait-on pas les profits des patrons et des actionnaires ?

Acceptons qu’il n’y ait pas d’autres solutions que de faire des heures supplémentaires dans son entreprise pour augmenter ses revenus et voyons ce que cela signifie, M. Sarkozy :
- Aucun texte n’interdit aux patrons d’imposer des heures supplémentaires à leurs salariés et elles sont moins bien payées qu’à une époque.
- Il faut d’abord que le patron veuille bien imposer des heures supplémentaires à son salarié (il y a rapport de subordination). Pour trouver ses heures, il a deux solutions : il développe l’activité de son entreprise ou bien il vire des salariés pour donner des heures supplémentaires aux heureux restants. Est-ce ainsi qu’on diminue le chômage, M. Sarkozy ?
- Les salariés qui ont besoin des heures supplémentaires pour arrondir les fins de mois exercent souvent des métiers pénibles. N’ont-ils pas droit au repos réparateur ? Faudra-t-il qu’ils s’usent en travaillant 60 heures pour pouvoir mettre du « beurre dans les épinards » ?
- M. Sarkozy, il faut que vous sachiez que de nombreux patrons ne payent pas les heures supplémentaires qu’ils imposent à leurs salariés en les menaçant de les virer.
- Les personnels à temps partiel, les intérimaires, les vacataires et autres précaires aimeraient bien travailler 35 heures par semaine et ce durant toute l’année. Il est légitime qu’ils veuillent gagner plus en travaillant plus.
- Les mêmes politiques menées par les différents gouvernements dans le domaine du logement ont de plus en plus éloigné les salariés de leur lieu de travail, augmentant de ce fait la durée et la pénibilité des transports. Ne peut-on pas considérer que le salarié est mobilisé bien plus que 35 heures par son patron ?
- Au moment où on nous parle de démocratie participative, ne serait-il pas bon de tenir compte du fait qu’un salarié qui fait ses 35 heures hebdomadaires plus 2 heures de transport par jour et qui doit en plus assumer ses charges ménagères et familiales a de grandes difficultés pour s’investir dans les affaires de la cité ?
- M. Sarkozy, vous qui à juste titre en appelez à la responsabilité des parents et condamnez le fait que des enfants soient dans la rue le soir, il faut que vous sachiez qu’une partie des parents de ces enfants sont tout simplement au travail. Le nombre de ces enfants ne pourra qu’augmenter si leurs parents sont encore plus « faits prisonniers » dans les entreprises.

Vous avez aussi une autre proposition tout aussi démagogique et dangereuse : il faut supprimer les « charges sociales » sur les heures supplémentaires. Qui viendra nous parler ensuite du trou de la Sécu et des dettes qu’on laisse à nos enfants ? Il serait temps, M. Sarkozy, que vous sachiez que le Général de Gaulle parlait de cotisations sociales solidaires ! Les mots ont un sens !

                        Jacques DELAVEAU  30 / 12 / 2006

  • Pour la défense du service public de La Poste

Il s’agit d’un communiqué de presse du Mouvement de Sauvegarde, de Promotion et de Démocratisation des Services Publics en Sud-Gironde. Il a donné matière à un article paru le 05 janvier 2007 dans l’édition locale Sud-Gironde de Sud-Ouest.

Les habitants du Sud-Gironde ont en mémoire les actions menées par les usagers de La Poste, les associations, les syndicats des salariés et les élus pour s’opposer à la transformation de certains bureaux de poste en agences communales postales ou points poste chez un commerçant, ainsi qu’aux réductions des horaires d’ouverture. Ces mesures entraînent une dégradation des services rendus.
Ces mesures sont la conséquence de la suppression du monopole de distribution du courrier qu’avait La Poste entraînant de fait sa privatisation partielle. L’entreprise privée qu’est devenue La Poste abandonne les secteurs les moins rentables pour faire face à la concurrence d’opérateurs qui n’ont pas l’obligation d’assumer des services coûteux (distribuer le courrier dans les campagnes ou assurer l’ouverture des bureaux de poste sur l’ensemble du territoire).
Notre association condamne la diminution des horaires d’ouverture du bureau de poste de Saint-Pierre d’Aurillac qui fait suite à une diminution des services proposés suite à la déclassification du bureau.

Il est à noter que La Poste a organisé un après-midi festif et publicitaire au cours duquel elle a vanté les qualités de son réseau (proximité, multitude de services, plage horaire, etc…) en direction des personnes âgées de Saint Pierre d’Aurillac (leur argent l’intéresse) alors qu’elle savait que les prestations offertes au public allait diminuer et que les heures d’ouverture allaient être réduites dans les années à venir. N’est-on pas en droit de parler de publicité mensongère et manipulatrice quand on sait que les personnes âgées ont une mobilité réduite ?

Notre association avec d’autres organisations et la participation d’élus de toutes tendances politiques avait appelé le 10 juin 2006 à un rassemblement devant La Poste de Langon pour dénoncer le fait que la fermeture ou la réduction d’ouverture ou de services dans les bureaux situés à la périphérie de Langon allait saturer (files d’attente importantes) encore plus le bureau de Poste de Langon et augmenter les déplacements (dépenses en carburants, pollution, difficultés de stationnement, etc…).
           

Par ce communiqué, nous interpellons l’ensemble des candidats tant à l’élection présidentielle qu’aux élections législatives et leur demandons de se prononcer sur la reconstitution d’un service public de La Poste :

  1. Rétablissement du monopole et par là-même, nationalisation des sociétés privées et intégration de leurs personnels dans l’entreprise publique.
  2. Obligation pour La Poste d’assumer les missions de Services Publics (péréquation, égalité d’accès pour tous à un service postal de qualité sur l’ensemble du territoire…).

          Nous appelons à l’action les usagers, les syndicats de salariés et les élus locaux car nous savons que le cours des choses ne sera pas changé si nous limitons notre action à déposer un bulletin de vote, quel qu’il soit, dans l’urne. 

                        Jacques DELAVEAU  02 / 01 / 2007

  • Pour la défense de la laïcité

Il s’agit d’un communiqué de presse du Mouvement de Sauvegarde, de Promotion et de Démocratisation des Services Publics en Sud-Gironde.

L’article 89 de la loi du 13 août 2004 relatives aux libertés locales fait obligation aux communes de financer les écoles privées extérieures. La circulaire parue en décembre 2005 en fixe les modalités. C’est ainsi que les municipalités sont tenues de verser une participation financière à une école privée qui accueille des enfants de la commune, et ce même si l’école privée ne se trouve pas sur le territoire de ladite commune.

Il s’agit d’une entorse supplémentaire au principe constitutionnel de laïcité. Il s’agit également d’un dispositif défavorisant l’Ecole publique à un moment où les restrictions budgétaires l’empêchent d’être en capacité de mener à bien ses missions. Nous avons pour l’occasion un nouvel exemple révélateur des attaques portées contre l’ensemble des Services publics.

L’école publique laïque est ouverte à tous les enfants quelles que soient leurs origines ou les croyance de leurs parents, permettant leur épanouissement ce que ne garantissent pas automatiquement les écoles confessionnelles qui peuvent conduire à l’enfermement dès le plus jeune âge dans des communautés religieuses ou ethniques. Ces écoles confessionnelles assurent des services à certains publics mais ne sont en rien un service public car elles n’en possèdent pas les critères.

Par conséquent, nous demandons l’abrogation de cet article. Nous apportons notre soutien à toutes les municipalités engagées dans la résistance à cette loi inique. Nous demandons que l’argent de la République soit réservé à l’Ecole publique laïque pour que la formule « fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée » soit enfin effectivement appliquée.

La laïcité représente un des principes fondamentaux du pacte social et républicain sur lequel repose le vivre ensemble indispensable à toute collectivité. Elle se fonde sur la neutralité de l’Etat et son indépendance à l’égard de tous les dogmes et de toutes les idéologies, en séparant la sphère publique d’avec la sphère privée.

Elle constitue un cadre irremplaçable pour la recherche de l’égalité en garantissant les libertés les plus fondamentales : liberté de pensée et d’opinion, liberté de conscience y compris religieuse et liberté d’expression.

La laïcité subit actuellement des attaques convergentes qui tendent à la vider de sa substance. En regard de la situation française actuelle, la loi de 1905 reste plus que jamais d’actualité et un rempart contre les dérives actuellement à l’œuvre. Pour notre part nous estimons que la laïcité doit être non seulement préservée, mais aussi étendue et certainement pas affadie par les mesures actuelles rétrogrades.

            Jacques DELAVEAU, Francis DASPE  03 / 01 / 2007

  • Créationnistes et évangélistes main dans la main pour effacer les traces des premiers hominidés

Il s’agit d’un article intitulé « Kenya : ne touchez pas au Garçon de Turkana ! » et extrait du Rationalist International Bulletin n° 163 du 1° décembre 2006. Merci pour l’autorisation de diffusion qui nous a été accordée.

Des créationnistes essayent de cacher la plus importante collection au monde de témoignages sur l'évolution de l'homme. Le Musée National du Kenya possède tout un trésor de fossiles d'hominidés fournissant des informations sur le développement de nos lointains ancêtres. Alors que le Musée est actuellement en cours de rénovation, de puissants dirigeants évangélistes poussent les autorités à « changer la perspective » des pièces qui seront exposées lors de la réouverture, le 7 juin 2007, afin que les piliers de nos connaissances sur le berceau d'Homo sapiens soient relégués dans des arrière-salles.
Le Dr. Richard Leakey, le célèbre paléoanthropologue, réagit. Dans une interview au Daily Telegraph (Londres), il qualifie la campagne chrétienne de « commentaires les plus indignes que j'ai jamais entendus ». Selon lui, « le Musée National du Kenya devrait se montrer extrêmement ferme en présentant une illustration aussi puissante de la théorie évolutive des origines humaines. La collection qu’il possède représente l’un des très rares domaines où le Kenya peut prétendre à un renom international, et il doit défendre fermement son droit d’être à l'avant-garde de cette branche de la science ». Le Dr. Leakey a été le directeur du Musée National ainsi que de l'ensemble de l’administration des musées kenyans pendant de nombreuses années. Une grande partie du Musée a été bâtie par son père, le non moins célèbre paléoanthropologue Louis Leakey, dont le Memorial Building abrite les départements d'archéologie et de paléontologie du Musée.

Parmi les joyaux de la collection de fossiles du Musée se trouve le Garçon de Turkana, squelette d'un garçonnet de sept à neuf ans qui vivait il y a 1,7 millions d'années près du Lac Turkana, dans le nord du Kenya. C'est le squelette le plus complet d'Homo erectus actuellement connu; il a été découvert en 1984 par l’équipe du Dr. Richard Leakey. Il y a également plus de 200 fossiles d'hominidés, mis au jour sur le site archéologique de Koobi Fora dans le district de Turkana par l'équipe du Dr. Richard Leakey notamment.
Le site est l'un des Monuments du Patrimoine National placés sous l’administration du Musée. Entre 1964 et 1994 il a produit davantage de fossiles d'hominidés que tous les autres sites fossiles du monde en 60 ans. Parmi les autres découvertes célèbres à Koobi Fora, il y a le premier crâne d'Australopithèque, un crâne d'Homo habilis et un autre d'Homo erectus âgé de 1,6 millions d'années, tous découverts par le Dr. Leakey et ses assistants chercheurs.
L'évêque Bonifes Adoyo, chef des pasteurs de « Christ is the Answer « , la plus grande église pentecôtiste au Kenya, fait partie de ceux qui aimeraient bien que la collection de fossiles disparaisse comme par miracle. Faisant appel aux six millions de pentecôtistes et autres groupes évangélistes kenyans, il s’acharne à faire pression sur l'administration du Musée National afin que ce dernier laisse une chance au créationnisme. « La communauté chrétienne locale est très perturbée par le fait que Leakey et son groupe veulent que leurs théories soient présentées comme des faits », a-t-il dit. « Notre doctrine n'est pas que nous avons évolué à partir de singes, et nous sommes très préoccupés que le Musée veuille promouvoir une chose en la présentant comme un fait alors qu’elle n'est qu'une théorie ».

Créationnistes et pentecôtistes, ne touchez pas au Garçon de Turkana !

                        Transmis par Eric COSSEVIN  06 / 01 / 2007

  • La laïcité, entre évidence et abandon

Jean CANTEL est secrétaire de section du Parti socialiste. Ce texte est une réponse à un article paru dans la rubrique « Les entretiens de Solferino » du mensuel édité par le Parti socialiste,  l’Hebdo des socialistes, n° 427 du 9 décembre 2006. Cet article était intitulé « L’intégrisme, un dévoiement révolutionnaire ».

Dans ces entretiens il est question du livre « Les religions meurtrières » par Elie Barnavi qui a évoqué les réactions de l’Occident face au retour du religieux. Je n’ai pas lu ce livre mais à propos de l’article signé Pierre Kanuti je vous voudrais apporter les remarques suivantes.

Je ne suis pas d’accord avec l’affirmation que la religion fait partie de la culture de l’Homme de la rue et de ses références de bases, même s’il n’est pas religieux. La religion n’est pas une culture, c’est même tout le contraire. L’histoire nous montre que depuis des siècles la religion est un endoctrinement qui a asservi l’Homme en imposant des croyances par la force. Faut-il rappeler que jusqu’au 17e siècle, étaient conduits au bûcher les impies, les blasphémateurs et même ceux qui faisaient part d’une simple critique des vérités dites révélées. Aujourd’hui encore dans le monde, on tue pour des faits qui sont interdits dans la religion d’Etat.
Le retour du religieux n’est pas une fatalité, c’est le signe soit d’une faiblesse soit d’une stratégie des partis politiques qu’ils soient au pouvoir ou non. N’a t-on pas suffisamment d’exemples ? Citons-en simplement quelques uns qui sont en plein dans l’actualité.

Le maire PS de Paris donne le nom d’un pape au parvis de l’Eglise Notre-Dame ; le maire UMP de Ploërmel a érigé une monstrueuse statue d’un pape sur la voie publique ; le rapport Machelon, commandé par le ministre de l’intérieur, n’est plus ni moins qu’une plaidoirie pour assassiner définitivement la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat ; suite aux caricatures et aux écrits de Redeker des voix s’élèvent pour réclamer ce qu’on peut appeler le délit de blasphème ; Jean Glavany a déposé une proposition de loi sur la laïcité qui ne fait que conforter le concordat d’Alsace Moselle ; Jean Pierre Sueur, sénateur PS, a fait voter par le Sénat un projet de loi qui restreint la liberté de la disposition des cendres des personnes qui se sont faites crématiser ; la part importante que prennent les médias dans la diffusion des idées religieuses et pour preuve, tous les jours, les chaînes publiques France 2 et France 3 ne cessent de diffuser des reportages sur les pèlerins et les chemins de Saint Jacques de Compostelle ;  etc…
Le PS ne semble pas s’être particulièrement manifesté pour condamner toutes ces dérives. Tout ceci est bien le signe d’un retour progressif à l’obscurantisme et je suis d’accord avec  la réflexion de l’auteur du livre  quand il dit que « là où on affirmait des valeurs qui passaient pour évidentes, aujourd’hui on cherche à ménager ou à éviter un conflit que l’on pense perdu d’avance ». Cela ressemble à un sentiment d'abandon. 

Jean CANTEL  06 / 01 / 2007

  • Les Services Publics, cause nationale !

Il s’agit d’un communiqué de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement der Services publics. Des Etats Généraux se tiendront le 10 mars 2007 à Paris 11°, salle Olympe de Gouges. Voir le site http://www.v-s-p.org

Plusieurs évènements ont ébranlé le pouvoir politique qui en période électorale n'est pas avare de promesses en tout genre pour satisfaire l'opinion publique et donc les futurs électeurs. Mais les promesses ne sont pas pour autant des acquis, car comme le disait un certain  Chirac Jacques : « les promesses n'engagent que ceux qui y croient ». (sic)

Promesse pour le respect et la sauvegarde de l'environnement...mais pas un mot sur un véritable service public de l'énergie ou de l'eau ni sur le maintien et le renforcement massif d'un service public du transports, unique garant a très court terme de la baisse d'émanation de gaz à effet de serre.
Promesse pour libérer plusieurs milliers de places d'hébergement pour les sans-abris mais pas un mot sur un véritable service public du logement, unique réponse aux millions de mal-logés de notre pays.
Promesse pour les enfants des quartiers en difficultés mais pas un mot sur les suppressions massives de personnel dans l'éducation nationale.

Nous ne cessons de le répéter au fur et à mesure des attaques que nous subissons quotidiennement, l'ensemble des services publics sont attaqués depuis des années avec comme unique objectif, l'ouverture des secteurs les plus rentables à une concurrence favorisant l'entrée de ce que nous appelons (avec raison) les biens communs dans la sphère marchande.

Alors aujourd'hui plus qu'hier, il faut continuer à affirmer que les services publics sont le patrimoine collectif de ceux qui n'ont pas de patrimoine individuel, que le service public est une idée moderne et une réponse aux nombreux maux de notre société. Mais il faut également être offensif et proclamer que tout ce qui est de l'ordre du bien commun ne peut être livré aux marchés et donc élargir les compétences en matière de service public.

Nous ne serons donc pas absents du débat politique de cette année électorale, que ce soit à Firmi samedi 13 janvier, ou dans les multiples mobilisations comme celle de l'éducation nationale le 20 janvier. Mais également lors des États généraux des services publics qui se tiendront le 10 mars à Paris où nous présenterons un manifeste pour les services publics sur lequel les candidat(e)s à l'élection présidentielle devront se prononcer.

Pas de République sans service public, pas d'égalité sans proximité ! L'adage reste d'une actualité brûlante.

Christian NGUYEN  10 / 01 / 2007

  • Les candidatures unitaires dans une impasse ?

Il s’agit d’un communiqué de presse du Bureau du Comité d’Initiative Unitaire Départemental de Gironde.

Le Comité d’Initiative Unitaire Départemental de la Gironde constate, en le regrettant, qu’aucune candidature unitaire pour les prochaines élections présidentielles n’a pu faire consensus, une telle candidature unitaire ne pouvant que représenter l'ensemble du « Non de gauche » du 29 mai 2005. Dans le prolongement de la campagne unitaire du référendum du 29 mai 2005, il entend poursuivre plus que jamais ses efforts pour un rassemblement anti-libéral débouchant sur une expression visible de son programme et des candidatures communes unitaires notamment aux élections législatives de 2007..
De ce constat, il découle que les candidatures actuellement déclarées de Marie-Georges Buffet et Olivier Besancenot se résument à celles de leur formation politique. Par conséquent, elles ne peuvent en aucune manière prétendre à représenter le « Collectif antilibéral » émanant de la campagne unitaire menée par les différentes composantes du « Non de gauche » en 2005. La tentative du parti communiste de rassembler autour de lui des « Comités d’unité populaire », comme on peut le voir dans certains endroits de Gironde, ne saurait se confondre avec l’activité de nos « Collectifs pour un rassemblement unitaire antilibéral »
En dépit de cette situation, le CIUD Gironde, dans lequel continuent de militer, outre des citoyens apartidaires, des représentants de nombreuses formations politiques de gauche, et ce qu’ils soient majoritaires ou minoritaires au sein de celles-ci, garde pour objectif de contribuer à faire émerger une alternative, clairement distincte d’une simple alternance, aux politiques libérales en vigueur en France depuis une vingtaine d’années. Il est de notre responsabilité de ne pas décevoir les attentes populaires exprimées par de nombreux citoyens à l’occasion des dernières élections ou des récentes luttes sociales.

            Le CIUD de Gironde  10 / 01 / 2007