- La « modernité démasquée » de Ségolène Royal
A l’occasion du premier débat (si tant est que l’on puisse employer ce terme pour désigner une succession de monologues convenus) concernant les trois candidats socialistes à la candidature aux prochaines élections présidentielles, Ségolène Royal a utilisé des termes donnant une tonalité particulièrement libérale à ses orientations. Trois extraits en attestent sans la moindre ambiguïté.
C’est ainsi qu’elle a indiqué que « l’amélioration de l’employabilité des Français constituait une priorité ». Terme qui signifie pour les libéraux de tout poil flexibilité, précarité et déréglementation accrues. En ajoutant que « le contrat se substituera à la loi », une étape supplémentaire est effectuée dans l’acceptation du libéralisme. Le contrat, si possible négocié de gré à gré et donc dans un rapport de force favorable à l’employeur, est une arme de destruction massive des conventions collectives et des législations sociales. C’est un retour à la loi Le Chapelier de 1791 (qui interdisait toute coalition ouvrière au nom de la liberté du travail…) contre laquelle deux siècles de luttes ouvrières ont permis la réalisation de progrès sociaux.
La volonté de « régionaliser entièrement l’aide financière aux filières économiques et aux pôles de compétitivité » prolonge la dérive. C’est vers un Etat de plus en plus minimum si cher aux libéraux que l’on semble s’acheminer de la sorte.
Quand Ségolène Royal daigne évoquer le fond de sa pensée, on s’aperçoit très rapidement de sa dérive droitière et libérale. Peut-être est-ce pour cela qu’elle se livre si peu depuis le début de la campagne, évitant les sujets qui pourraient la conduire à se dévoiler. Certains diraient à se démasquer…
Francis DASPE 25 / 10 / 2006
- Le slogan Ump/Medef dans la restauration : « faire travailler plus en gagnant moins »
L'UMP se mobilise donc pour tenter, par un « cavalier » parlementaire, par la loi, de s’en prendre aux salaires de 800 000 salariés de la restauration après une décision pourtant justifiée du Conseil d’état.
De quoi s’agit-il dans 90 % des cas des entreprises de la restauration où il y a moins de 20 salariés ? De savoir si les 39 heures effectuées par les salariés vont être payées 39 heures ou 39 heures 24 minutes... Donc de savoir si on va diminuer les salaires de ceux qui légalement devraient percevoir 10 % de majoration pour les heures qui leur sont imposées par leur employeur entre 35 et 39 heures.
Dans les entreprises de restauration de plus de 20 salariés où les heures sont majorées de 25 %, il s’agit de savoir si les salariés concernés doivent recevoir 40 heures (4 fois 1/4 d’heure, soit 1 heure de majoration) lorsqu’ils sont maintenus à 39 heures. Dans ces entreprises de plus de 20 salariés, pourtant les employeurs ne manquent de rien quand ce ne sont pas des chaînes hôtelières.
L’UMP ne se mobilise que pour bloquer les salaires et augmenter les durées du travail. D’ailleurs n’est-ce pas M. Fillon qui avait repoussé du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2008, le passage prévu par la loi Aubry de la majoration de 10 % à 25 % des heures supplémentaires faites par les 5 millions de salariés des entreprises de moins de 20 salariés ? Ce faisant il avait assuré le possible et tranquille maintien à 39 heures de 5 millions de salariés avec un salaire diminué de l’équivalent de 36’ par semaine...
Gérard FILOCHE 27 / 10 / 2006
Le chef du syndicat patronal, André Daguin, menace sur toutes les chaînes de télé de retirer du salaire aux 750 000 salariés de la restauration qui font actuellement 60 heures par semaine et à qui on ne paye pas les heures supplémentaires !
Que disait André Daguin en fin août 2004 devant ses pairs à l’université d’été du Medef le jour même où Chirac l’a nommé au Conseil économique et social et la veille de l’assassinat de deux inspecteurs du travail à Saussignac le 2 septembre 2004 ?
Lisez attentivement un éclairage de l’état d’esprit d’un chef du patronat bien en cour à droite :
« Vous devez être ceux qui menacent, pas ceux qui sont menacés. Vos dents doivent rayer le parquet. L’indulgence est comme la pitié, elle vous déshonore et elle déshonore aussi ceux qui en bénéficient. La société a besoin de durs, pas de mous. L’ennui, c’est qu’il y en a beaucoup, des mous, beaucoup trop. Il faut arrêter de reculer le moment de l’effort. Ne soyez pas indulgents avec vos salariés. Il y a tout plein de « bacs + 12 » qui sont infoutus de travailler, ils ne sont même pas capables de trouver un balai pour faire le ménage. Quand on doit licencier quelqu’un, il ne faut pas cacher la vérité. Vous savez, c’est aussi difficile pour celui qui coupe que pour celui qui est coupé. Moi, je préfère les assassins aux escrocs : les escrocs, les gens les trouvent sympas. Les assassins, non, évidemment ; mais pourtant, ils ont un grand mérite, c’est de ne pas être hypocrites. »
Gérard FILOCHE 26 / 10 / 2006
- Non au projet de directive postale publiée le 18 octobre 2006 par la Commission Européenne
Il s’agit d’un communiqué de presse en date du 22 Octobre 2006 de La fédération des Collectifs de défense et de développement des Services Publics relatif à son opposition au projet de directive postale publié par la Commission Européenne 18 octobre 2006.
La Convergence nationale des Collectifs de défense et de développement des Services Publics est une association de loi 1901.
Contacts : Hôtel de ville de Guéret, 23000 Guéret - http://www.v-s-p.org -
La fédération des Collectifs de défense et de développement des Services Publics exprime sa ferme opposition au projet de directive postale publié par la Commission Européenne 18 octobre 2006. Cette nouvelle mouture des directives de 1997 et de 2002 annonce en effet de graves menaces sur le service public postal en supprimant le monopole sur les plis de moins de 50 grammes.
En France, la situation est déjà très tendue : force est de constater que malgré une communication très ciblée de La Poste, partout en France le service public postal est en retrait. Avancée des heures de levée de courrier, non distribution quotidienne, course aux instances pour les colis, fermetures de bureaux ou leur transformation en pâles ersatz, oui, La Poste ne cesse de reculer et de faillir à ses missions de cohésion sociale et d’aménagement du territoire.
Les raisons ne sont pas difficiles à dévoiler. On ne peut claironner sur l’investissement de 3 milliards d’euros pour moderniser le traitement du courrier quand dans le même temps on instaure la précarité et les pénuries d’emploi à la distribution. On ne peut se targuer de la pseudo démocratie des Commissions de Présence Postale Territoriales quand celles-ci ne sont que consultatives et que les projets clés en main de La Poste ont déjà transformé ou fermé plus de 4000 bureaux de poste sur 17 000.
Les directives postales ne prennent pas en compte les missions assumées par La Poste et son réseau, notamment en terme d’inclusion sociale et bancaire. Seul le service universel du courrier est retenu, basé sur une distribution chez chaque citoyen six jours sur sept en tous points du territoire et à un prix abordable. La directive en gestation menace ouvertement le service universel en supprimant son mode de financement, le monopole postal sur les plis de moins de 50 grammes. C’est un financement de près de 250 millions d’euros à trouver chaque année pour le courrier français.
La commission propose donc aux opérateurs postaux, La Poste en tête, de transformer le statut de ses personnels fonctionnaires, d’avoir un recours accru à de la main d’œuvre précaire ou carrément « sous-traitée », de réduire le nombre de ses bureaux de poste, d’augmenter les tarifs aux particuliers et de mettre fin à la péréquation tarifaire ! Enfin, si toutes ces mesures n’ont pas suffi, pourra-t-on parler d’aide d’Etat. Ces propositions sont inacceptables et dangereuses, pour La fédération des Collectifs de défense et de développement des Services Publics, le service réservé est toujours le garant du financement du service universel.
Plus loin encore, la réflexion sur ce projet de directive au rabais doit être l’occasion d’entamer un large débat sur les besoins réels des populations et des collectivités locales en matière de service public postal. La Poste a les moyens de l’assurer avec plus de 550 millions
d’euros de bénéfice en 2005, au lieu de cela elle ferme des bureaux, pose des écrans publicitaires pour faire patienter les usagers et investit 500 millions d’euros par an dans le privé, aux Etats-Unis, au Moyen Orient ou dans la bourse européenne Euronext. Nous posons la question : quelle utilité pour la collectivité ?
Des services publics peuvent fonctionner en réseau à l’échelle européenne, il est facile d’instaurer un prix unique du timbre d’Athènes à Dublin, à terme pourquoi pas un prix unique, régulé et accessible par tous du kilowatt/heures ou du mètre cube d’eau ?
La responsabilité du gouvernement et de nos élus nationaux et européens est engagée sur ces questions, nous veillerons à les rappeler à leurs élémentaires devoirs citoyens.
Fédération nationale des Collectifs de défense et de développement des Services Publics 22 / 10 / 2006
- Aounit de plus en plus contesté au MRAP
Il s’agit d’un communiqué de presse critique proposé par des membres du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) en réaction à la prestation controversée du président du MRAP, Mouloud AOUNIT dans une émission de télévision. Il a été transmis par Nadia KURYS, vice-présidente du MRAP. Il est accompagné d’une liste de 26 premiers signataires tous également membres du MRAP.
Qu'est venu faire le président du MRAP, mouvement laïc né de la résistance au fascisme et au racisme, dans l'émission de Stéphane Bern du lundi 25 octobre2006 ?
En participant au débat « Peut-on critiquer les religions ? », le président du MRAP aurait dû défendre l'exercice d'un droit fondamental: la liberté d'expression. Mais notre président a choisi un autre camp : celui des religieux qui voudraient limiter cette liberté. Il invoque la loi contre le racisme, mais il en tord l'esprit. Car la loi concerne les hommes, pas les croyances ni les dieux.
Le président du MRAP a été jusqu'à établir un lien entre Redeker et Ben Laden. Si nous ne pouvons admettre les théories d'un professeur qui s'inspirent du choc des civilisations, nous ne pouvons oublier qu'il est menacé de mort, pour une pensée et une parole, par des fanatiques qui entendent imposer leurs idées partout.
En confondant de nouveau critique des religions et racisme antimusulman et antimaghrébin, Mouloud Aounit entretient une confusion permanente, en relativisant la lutte contre le racisme au profit de la défense des religions, sous prétexte qu'elles sont pratiquées par une partie des peuples opprimés.
Si le droit de pratiquer une religion doit être défendu, il importe de dire aussi que la liberté de conscience et d'expression, et la séparation des Eglises et des Etats représentent des valeurs universelles, historiquement portées par les démocrates à l'échelle internationale, qu'il convient de défendre partout.
Nous déclarons nous désolidariser de cette dérive du président de notre mouvement. Nous ferons tout pour que le MRAP ne se perde pas, ni ne se divise, en cédant à certaines pressions communautaristes ou religieuses.
Le MRAP restera cet espace de fraternité militante qui rassemble croyants et non croyants dans l'unique but de lutter contre l'intolérance et le racisme.
Communiqué de membres du MRAP 26 / 10 / 2006
- « DEVOIR DE RESISTANCE » fait appel à vous !
Le 29 mai 2005, le peuple français a affirmé sans ambiguïté son opposition à toute construction supranationale qui nous interdirait de nous mêler de nos propres affaires. En disant non, le peuple a rejeté les décisions à répétition qui, depuis le traité de Maastricht, amplifient les coups portés à la République.
La Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Laïcité sont remises en cause chaque jour un peu plus par les institutions européennes et les gouvernements qui se sont succédés et qui n’ont eu mieux à faire que de ratifier les directives successives, lorsqu’ils ne les devançaient pas, au détriment des salariés, des jeunes ou des retraités.
Si tout cela est possible, c’est parce que la gauche est politiquement et intellectuellement disloquée. Elle a mis en œuvre durant des années une politique opposée aux intérêts des couches sociales qu’elle prétend représenter. Si tout cela est possible, c’est aussi parce que le camp républicain et social s’est montré incapable d’offrir une véritable alternative dans les années écoulées.
Pourtant nous sommes nombreux, partisans de la République sociale, qui souhaitons forger les conditions politiques d’une réponse aux aspirations des millions de salariés, d’employés, de retraités et de jeunes de notre pays.
Voila pourquoi il n’y a pas, pour nous, de tâche plus urgente pour donner plus de force à notre combat que celle de créer un lieu de rencontre et de confrontation idéologique afin de travailler à l’élaboration de grandes lignes directrices, un corpus idéologique et de réfléchir sur le sens de l’engagement républicain et socialiste aujourd’hui.
Voila pourquoi nous pensons que l’élaboration collective devra trouver un premier débouché dans la constitution d’un Club lié à notre revue dans lequel nous pourrons réfléchir, débattre et décider pour agir.
Ensemble, nous avons décidé de créer un club et une revue dont le titre provisoire, « Devoir de Résistance » indique notre volonté de répondre à l’urgence de la situation.
Pour mettre cela en place, cela suppose bien sûr que nous le financions. Nous avons donc besoin de lancer dès maintenant une campagne de pré abonnements à la revue et d’adhésion au club. L’objectif est de réunir 500 versements dans les semaines qui viennent.
C’est pourquoi nous vous invitons à soutenir notre démarche en souscrivant un abonnement à la revue et en adhérant au club selon les modalités suivantes :
- 15 € pour l’abonnement à la revue trimestrielle « Devoir de résistance », soit pour 4 numéros à l’année.
- 5 € pour marquer votre engagement dans le club qui tiendra colloque, réunion ou conférence centrale chaque trimestre.
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BULLETIN D’ABONNEMENT ET DE SOUTIEN A LA REVUE ET AU CLUB « DEVOIR DE RESISTANCE »
* Je verse la somme de …………….. euros (versement minimum de 20 €, tout versement supplémentaire étant considéré comme un versement de soutien). Chèque à l’ordre de « Devoir de Résistance »
Prénom : …………………………… Nom : ………………………………………………….
Adresse : …………………………………………………………………………………………………
Code Postal : ………… Ville : …………………………………………………..
Courriel : ………………………………………………………………………………………
Téléphone : ……………………………………………….
Parmi les premiers signataires : Jacques COTTA, Alain VERNON (journalistes à France Télévision, Marc DOLEZ (Forces Militantes), Marinette BACHE (MRC), Lucien et Michel JALLAMOIN (Résistance Sociale), Francis DASPE (AGAUREPS-Prométhée)
- La double besogne du syndicalisme selon la Charte d’Amiens
A l’occasion du centenaire de la Charte d’Amiens, il apparaît utile de se replonger dans le contenu du texte qui fut adopté à la quasi-unanimité le 13 octobre 1906 lors du congrès de la CGT. Le syndicalisme se voyait assigné, pour reprendre les termes utilisés, une « double besogne, quotidienne et d’avenir ».
La première renvoie à un passage du texte affirmant que « dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires etc. Immédiatement dans la phrase suivante, la seconde est signalée de manière toute aussi claire et sans la moindre ambiguïté : « mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ».
Ces deux aspects ne sauraient être disjoints : ils sont complémentaires et restent plus que jamais d’actualité. A la recherche impérieuse d’améliorations immédiates en faveur des travailleurs doit se rajouter l’ambition préservée de procéder à une transformation sociale en profondeur. Transformation qu’il y a un siècle on pouvait appeler renversement du système capitaliste ou révolution.
Aujourd’hui, il serait fort intéressant de demander à chacune des organisations syndicales dans quelle mesure elles articulent ces deux éléments dans leur action militante, si elles en privilégient un au détriment de l’autre. La demande pourrait également s’appliquer avec la même pertinence aux partis politiques de gauche : assurément, certains ont remisé au rayon des antiquités l’ambition de transformation sociale tandis que d’autres négligent de centrer leur action sur l’amélioration immédiate des conditions de vie des citoyens au motif de travailler à une hypothétique révolution… L’articulation entre ces deux aspects, c’est en cela que réside l’exigence républicaine et sociale, renvoyant à un projet de civilisation pour ici et maintenant. Un projet prométhéen en somme…
Francis DASPE 03 / 11 / 2006
- Coupure d’électricité : l’Union européenne a créé la pénurie d’électricité
Il s’agit d’un communiqué de presse de Georges SARRE, premier Secrétaire du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen).
La coupure d’électricité qui a frappé la France et les pays voisins samedi soir est une conséquence directe de la libéralisation du secteur de l’électricité.
Avec la complicité de nos gouvernants, les eurocrates ont mis en place un marché unique qui crée la pénurie. Déliés, en vérité, de la moindre obligation de service public, EDF, E.ON, Endesa et les autres n’investissent plus dans les infrastructures de transport et de production nécessaires à notre approvisionnement. Ils organisent la rareté de l’électricité pour pouvoir augmenter les prix.
L’incident de samedi soir confirme que la régulation européenne des marchés n’est pas meilleure que la régulation américaine. Il faut réagir pour que la France ne devienne pas une nouvelle Californie de l’électricité qui, cinq ans après le black-out de 2001, subit toujours de nombreuses coupures de courant.
Néanmoins, ce n’est pas en appelant, comme le fait le ministre François Loos, à une « réflexion sur la nécessité de nouveaux investissements » que l’on règlera le moindre problème. Un bilan de la libéralisation est nécessaire. Celui-ci sera vite réalisé : augmentation du prix de l’énergie, baisse globale des marges de production, progression lente des interconnexions et insuffisance des investissements en matière d’infrastructures.
Il est évident dans ces conditions que nous avions en 1990 un système qui fonctionnait bien, celui d’un monopole national appartenant à la nation. Revenons-y ! Ou alors appelons nos concitoyens à acheter des bougies et à se préparer à pleurer les victimes que ces coupures intempestives ne manqueront pas de faire.
Georges SARRE 06 / 11 / 2006
- Vidéo, démocratie et mensonges…
Le dernier rebondissement de la campagne interne au parti socialiste est la diffusion sur internet d’une vidéo pirate concernant Ségolène Royal. On nous dit qu’elle serait de nature à modifier le vote de la semaine prochaine.
Qu’est-ce qu’on y entend sur cette fameuse vidéo ? Rien de bien nouveau à dire vrai : Ségolène Royal se livrer à une violente charge contre les enseignants (en utilisant lieux communs et autres poncifs) et proposer de les assigner à résidence dans leur établissement 35 heures par semaine. Des faits en aucun cas surprenants puisque dans la droite ligne de l’action menée par la même personne quand elle était ministre à l’enseignement scolaire sous le gouvernement Jospin (flanquée de son alter ego Claude Allègre à qui elle n’hésitait pas à faire concurrence en terme de défiance, voire de mépris, envers les personnels de l’institution scolaire).
La forme serait soit disant sujette à caution, les partisans de la candidate parlant d’images volées et de coups bas. Mais n’assiste-t-on pas au contraire à un renversement pour l’occasion ? Les coups bas ne sont-ils pas plutôt portés à des enseignants sur qui, non sans démagogie et populisme, la suspicion est portée ? Les images n’auraient-elles été volées aux citoyens s’ils avaient été privés du droit inaliénable d’être informés des projets de tout prétendant à la fonction suprême ? Voilà une bien curieuse conception de qui se targue de vouloir renouveler les pratiques politiques, théorisant à l’envi de concert avec le pourtant virulent Arnaud Montebourg le concept de « révolution démocratique »... Avancer masquée, est-ce cela la démocratie participative que l’on nous promet ? Ceci n’est pas plus digne que le premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, qui avait dû subir la désapprobation générale (y compris celle de la Dame du Poitou) pour avoir avouer dû dissimuler la vérité à ses concitoyens dans le but de remporter … des élections. Commencer par balayer devant sa porte, dit-on souvent…
Francis DASPE 12 / 11 / 2006
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