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La Gironde touchée par les plans sociaux |
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1 – Délocalisation de EPCOSLe groupe électronique allemand EPCOS, filiale de Siemens, a annoncé la fermeture de son usine de Lormont, située sur la rive droite de l’agglomération de Bordeaux. L’établissement girondin fabrique des composants électroniques en céramique connus sous le nom de ferrites. L’unité de production sera en fait délocalisée en République tchèque, à la recherche de coûts salariaux moindres afin de faire face à la concurrence de plus en plus vigoureuse de la Chine. A terme, ce sont 115 emplois qui seront supprimés. Depuis 2001, le site de Lormont a subi deux plans sociaux, se traduisant au total par plus de 100 suppressions d’emploi et la disparition de l’intérim. Créé au début des années 1970 par le groupe Siemens, l’établissement girondin avait vu ses effectifs monter au cours des années 1990 jusqu’à 300 emplois, en y incluant les intérimaires. Le reclassement des salariés s’avère d’ores et déjà difficile au regard de la grande majorité d’entre eux qui dépassent les 45 ans. Au delà de cette catastrophe industrielle et sociale, cette délocalisation s’inscrit dans une stratégie globale dictée par les impératifs d’une mondialisation néolibérale sauvage. EPCOS, qui emploie environ 13 000 personnes à travers le monde, a entrepris depuis plusieurs années de transférer une partie croissante de sa production non seulement vers la République tchèque, mais aussi en Inde, dans l’objectif de limiter toujours plus ses coûts. Elle n’exclue plus de vendre cette activité, tout ou partie, à des concurrents chinois. 2 – EADS supprime des postesLa société Space Transportation, filiale du géant franco-hispano-allemand de l’aérospatiale, EADS, envisage de se séparer de plus de 100 de ses salariés sur son site de Saint-Médard-en-Jalles qui en emploie aujourd’hui 1 100. L’agglomération bordelaise est à nouveau frappée de plein fouet par le processus de désindustrialisation. Le site girondin est spécialisé dans la fabrication de gros missiles balistiques et les fusées spatiales. Le site « jumeau » des Yvelines, situé aux Mureaux, est également concerné par ces plans de restructuration et devrait se voir amputé de plus de 250 emplois. Le flou subsiste pour l’heure quant au nombre exact d’emplois supprimés à Saint-Médard-en-Jalles : des annonces contradictoires de 118 ou 164 licenciements ont été successivement faites par la direction. 3 – Plans sociaux et délocalisations à SolectronL’entreprise d’électronique Solectron-France, filiale du numéro un mondial du secteur, a déjà fait les frais de la vaste redistribution géographique accélérée dans le cadre de la mondialisation libérale. C’est ainsi qu’elle s’est résolue à délocaliser une bonne partie de ses unités de production vers la Roumanie et la Chine. En l’espace de trois ans, l’établissement girondin de Canéjean, situé dans la banlieue bordelaise, a perdu plus de 1 000 emplois directs et 2 000 intérimaires. Les délocalisations ne concernent plus principalement des activités traditionnelles comme le prêt-à-porter ou la chaussure, mais de plus en plus des secteurs à plus forte composante technologique, à l’image de l’aéronautique ou de l’électronique. 4 – Les salariés de Delvaux refusent le chômage techniqueLe groupe belge Delvaux, qui fabrique des articles de maroquinerie de luxe, se situe au second rang mondial derrière Hermès. Il possède deux ateliers de production en France, dont l’usine de Gensac, dans la Gironde rurale, qui emploie 43 personnes. La direction avait décidé au début de l’année 2003 deux mois de chômage partiel, un en avril et l’autre cet été. Durant ces périodes, les salariés avaient reçu 78 % de leur salaire. Les salariés ont vivement réagi au projet de reconduction pour octobre du chômage partiel. La crainte d’un plan social, ou de la fermeture du site, reste présente dans tous les esprits. Un éventuel repreneur est espéré, tant du côté des employeurs que des salariés, afin de sortir de cette phase incertaine et délicate.
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